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Lundi 26 novembre 2007

logobzh.jpgA l'occasion d'une visite officielle du président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, en Euskadi (Pays Basque espagnol) les 21 et 22 novembre, les deux régions ont annoncé le développement de leur coopération dans les domaines économique et linguistique en particulier.

Le Conseil régional de Bretagne et le Gouvernement du Pays Basque espagnol (Euskadi) ont tout d'abord décidé de mettre en place un partenariat entre leurs deux agences de développement économique. Cette coopération aura lieu prioritairement dans le domaine industriel et notamment au niveau des clusters (ou pôles de compétitivité). L'objectif est de permettre aux quatre pôles bretons de nouer des liens avec les 13 clusters basques créés depuis le début des années 90. Précurseur en la matière, Euskadi s'est appuyé sur ces clusters pour réduire son taux de chômage de 25% en 1990 à 4% en 2007.

Autre domaine de coopération : la langue, avec un renforcement et une institutionnalisation des liens existant entre l'Office public de la langue bretonne et le ministère basque de la culture et de la politique linguistique.

Enfin, la Bretagne et Euskadi ont prévu de définir et de défendre des positions communes au sein des différents réseaux internationaux dont elles sont membres, comme IT4ALL (développement de l'accès aux technologies de l'information et de la communication), NRG4SD (régions du monde pour le développement durable) ou encore CRPM (régions maritimes). Cette collaboration s´étendra aux appels à projets européens afin de généraliser des participations croisées dans les initiatives présentées.

La visite officielle du président du Conseil régional de Bretagne en Euskadi fait suite à de nombreux échanges entre les deux régions. En décembre 2006, une délégation de la Région Bretagne, conduite par les vice-présidents Christian Guyonvarc'h, Marc Labbey et André Lespagnol, s'était ainsi rendue à Bilbao afin d'étudier la politique industrielle basque.

Au cours de sa visite, le président Jean-Yves Le Drian, qui était accompagné du vice-président Christian Guyonvarc'h, a notamment rencontré le Président du gouvernement basque, son délégué aux relations extérieures, la ministre basque de l'industrie ainsi que les responsables de l'agence de développement économique et industriel de la région (SPRI). Il leur a adressé une invitation pour qu'ils se rendent en Bretagne au début du mois de juillet 2008 et qu'à cette occasion les accords cités plus haut soient formellement conclus.


Jeudi 22 novembre 2007

Le 8 décembre 2007, des groupes de travail se tiendront à Amzer Nevez. Ces groupes de travail ont pour but l’élaboration d’une nouvelle charte culturelle pour la Bretagne. Ils sont ouverts à tous les acteurs de la culture bretonne et aux personnes désireuses désireuses de réfléchir et d’élaborer cette nouvelle charte. Renseignements et inscriptions auprès du Conseil Culturel de Bretagne.

1ère reconnaissance officielle de la part de l’Etat, et pour les  5 départements, cette démarche concertée « état/région/départements/grandes villes et associations » a été une contribution importante à l’action associative, exclusivement bénévole jusqu’alors. Elle a permis de rentrer dans une nouvelle phase dont chacun peut mesurer aujourd’hui l’impact sur la culture bretonne, mais plus généralement sur la société bretonne.

Il y a 30 ans on ignorait l’enseignement bilingue, les permanents dans les associations, les aides à l’édition, le bilinguisme dans la signalisation routière… Et depuis on a vu également la Région voter à l’unanimité un plan de politique linguistique, les villes signer la charte « Ya d’ar brezhoneg », les assemblées régionale et départementale voter vœux et résolutions  pour unité administrative, etc…
 
De même, on a vu l’Etat (signer) ratifier la Convention internationale sur la diversité culturelle, le Conseil de l’Europe promouvoir la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et l'union européenne adopter la charte des droits fondamentaux.

Le paysage culturel a, en principe, considérablement évolué, en particulier par l'action et souvent sous la pression du mouvement associatif.

Mais dans le même temps, et malgré les aides effectives régionales et départementales et les positionnements politiques, on ne peut que noter la difficulté qu’il y a à transformer les principes en actes.

Au quotidien, la culture bretonne continue à vivre.

Les blocages dogmatiques de l’Etat (refus d’accepter  l’enseignement immersif dans l'Education nationale, refus de  ratifier la Charte européenne des langues  régionales ou  minoritaires), ce qui laisse libre cours à l’arbitraire administratif et provoque l’obligation de se battre pour la moindre création de classe bilingue ou d'école Diwan.

Pas de radio et télé bretonne (dignes de ce nom et couvrant les 5départements)

Refus de référendum d’initiative locale sur la question de la réunification administrative de la Bretagne, etc…

Politique parisianiste des salles nationales privant nos artistes de leur expression..

Etc..

Il est donc essentiel de franchir une nouvelle étape

Passer du ponctuel au structurel !

Passer de la reconnaissance du travail des associations de bonne volonté à la volonté d’un vrai service public respectueux des patrimoines, des identités et de la demande sociale.

Des champs entiers restent aujourd’hui « pas – peu – ou pas assez » relayés par les associations et font défaut aux jeunes générations les privant d’un de leurs droits fondamentaux : le droit à leur culture.

C’est pourquoi le Conseil Culturel, en tant que structure issue de la Charte de 1977, croit de son devoir d'en appeler aux partenaires d’il y a 30 ans et de proposer de nouvelles pistes pour l’avenir.

Afin de cadrer la problématique, nous avons préparé un document réflexion (téléchargeable sur le site du Conseil http://www.kuzul.info) qui n’est à considérer que comme un brouillon à enrichir, corriger, amender…

Pour ce faire nous vous proposons de participer à des groupes de travail qui auront lieu le 8 décembre 2007 à Amzer Nevez (Ploemeur, 56).

Les débats porteront essentiellement sur

« Quel avenir souhaitons-nous pour la Bretagne (pour les 30 ans à venir !!!) ?

Face aux difficultés et aux urgences quotidiennes, quels blocages faut-il évacuer, quelles solutions peut-on souhaiter ? 

Et seront divisés en groupes :

-          Média (animation par Mikael Baudu)

-          Vie associative (animation Tangi Louarn)

-          Politique linguistique (breton et gallo) et vie sociale de la langue (animation Alan Ar Gall et Anna ar Beg)

-          Enseignement de la culture bretonne (ICB)

-          Création diffusion, édition artistique, (animation Jean-Bernard Vighetti)

-          Moyens financiers (ICB)

A défaut de pouvoir participer à ces réunions de travail (ce qui serait bien sûr le mieux), nous sommes intéressés par vos réflexions par courrier électronique en écrivant à gwenvael@kuzul.info

Suite à ces groupes de réflexion une synthèse sera réalisée pour la fin de l’année 2007 et s’en suivra l’impression d’un livre blanc qui sera présenté officiellement à la prochaine Assemblée générale du Conseil Culturel le 19 janvier 2008 à Ploemeur et transmis aux instances politiques et territoriales concernées.


publié dans : Ar C'huzul / Le Conseil

Jeudi 22 novembre 2007

version en français plus bas 

diwan-1.gifDiaesterioù arc’hant DIWAN zo bet roet da anaout da Guzul Merañ Kuzul Sevenadurel Breizh, bodet e Roazhon d’ar 17 a viz Du 2007. Kargoù nevez liammet ouzh digresk niver ar c’hevratoù labour skoazellet (CEC, CES) ha kargoù dic’hortoz liammet ouzh ur skodenn kevredigezhel ouzhpenn evit an implijidi dindan gevrat gant ar Stad a rank bezañ paeet gant DIWAN adalek bremañ. Diouzh un tu all krouidigezh skolioù nevez a redi DIWAN da gemer e karg goproù ar gelennerien e-pad ar pemp bloavezh kentañ. Bez e rank ar gevredigezh kavout 87 000 € evit kempouezañ he c’hontoù 2007.

Gervel a ra Kuzul Sevenadurel Breizh an holl re a fell dezho diorren kelenn ar brezhoneg hag a anzav al labour divent a zo graet gant DIWAN da gas o skoazell dezhi. Mallus eo.

 

DIWAN – BP147 – Z. A. Sant Ernel – 29411 LANDERNE CEDEX

D’an 22 a viz Du 2007

Alan LE GAL

Bez prezidant Kuzul Sevenadurel Breizh

Karget eus an deskadurezh

Réuni à Rennes le 17 novembre 2007, le conseil d’administration du Conseil Culturel de Bretagne a pris connaissance des difficultés financières de DIWAN. Des charges nouvelles liées à la baisse du nombre de contrats de travail aidés (CEC, CES) et des charges inattendues liées à une cotisation sociale supplémentaire pour les employés sous contrat avec l’Etat doivent dorénavant être supportées par DIWAN. Par ailleurs la création de nouvelles écoles oblige DIWAN à supporter le salaire des enseignants pendant les cinq premières années. DIWAN a besoin de 87 000 € pour équilibrer ses comptes de 2007. 

Le Conseil Culturel de Bretagne appelle tous ceux qui veulent le développement de l’enseignement du breton et qui reconnaissent l’énorme travail accompli par DIWAN à lui apporter son soutien. C’est urgent.

DIWAN – BP147 – Z. A. Sant Ernel – 29411 LANDERNE CEDEX

Le 22 novembre 2007

Alan LE GAL

Vice président du Conseil Culturel de Bretagne

Chargé de l’enseignement


 

 


publié dans : Skoilhoù / Blocages

Mercredi 21 novembre 2007

ksb2.jpgLe Conseil Culturel de Bretagne souhaite apporter son soutien aux trois personnes inculpées (Thomas, Hubert et Régis) de dégradation de bien public pour avoir démonté des plaques de rue et repeint la statue d’Olivier Guichard, et qui seront entendus au TGI de St Nazaire vendredi 23 novembre prochain.

 

Il est évident que ces pratiques ne sont pas souhaitables, mais il est non moins évident qu’elles n'ont pour objectif que d'attirer l'attention sur un préjudice bien plus insupportable et préjudiciable que fait subir l’Etat à la population de Loire-Atlantique.

 

Depuis 67 ans, très majoritairement, les citoyens de Loire-Atlantique demandent l’abolition du décret du Gouvernement de Vichy instituant la partition administrative de la Bretagne. Tous les sondages d’opinion sur ce point sont explicites et avec des chiffres qui excluent toute ambiguïté.

 

Les Assemblées élues (Conseil Général de Loire-Atlantique et Conseil Régional de Bretagne) ont exprimé clairement leur volonté de réunification administrative.

 

Or, malgré cette situation, la loi qui autorise les référendums d’initiative locale n’est toujours pas appliquée par le Gouvernement auquel il appartient maintenant de mettre en œuvre cette procédure.

 

Dans le même temps, l’entreprise de « lavage de cerveau » continue sous toutes ses formes avec tous les moyens de l'Etat et à grands renforts de fonds publics.

 

Du fait de cette partition, la population se voit privée d’un droit fondamental : le respect de son identité (suppression des émissions de radio bretonnes en Loire-Atlantique, suppression du breton à l’Université, privation des services propres à la Région administrative Bretagne, en matière de politique culturelle ou linguistique bretonne, privation d’informations « bretonnes » et sur le reste de la Bretagne du fait de l’assujettissement du découpage de la presse aux limites administratives, etc...).

 

Au total, des préjudices graves d’une autre ampleur et d’une autre réalité que les « dégradations » reprochées.

 

Et, puisqu’il est question de « bien public », le respect de la démocratie et de l’identité des populations n’est-il pas un « bien public » d’une autre importance ?

 

En conséquence, le Conseil Culturel de Bretagne demande la relaxe des inculpés légitimement révoltés face à cette volonté d’éradication de la culture bretonne en Loire-Atlantique, d’autant plus inacceptable qu’elle est le fait des pouvoirs publics et qu'elle est aussi contraire aux conventions internationales sur la diversité culturelle que la France a ratifiées.

 

Le Conseil Culturel de Bretagne demande également que l’Etat respecte la loi qu’il a lui-même instituée et qu’il abroge, par décret, le décret de 1941 ou, à défaut, qu’il mette en œuvre une consultation de la population sur ce sujet de la réunification.

 

Copie au Procureur général du TGI de St Nazaire
Copie aux présidents du Conseil général de Loire-Atlantique et du Conseil régional de Bretagne.

 

 Patrick Malrieu, Président du Conseil Culturel de Bretagne

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