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Mardi 31 octobre 2006

galleg / français

Kouezhet eo barnadenn ar CSA evit pezh a sell ouzh ar frekañsoù nevez war ar vandenn FM. Peadra zo da vezañ heuget. En Treger-Goueloù ne vo tamm frekañs nevez ebet evit ur radio brezhonek. Solut e oa teuliad Kaouenn FM koulskoude pa vefe war tachenn ar skoazelloù (dilennidi, kevredigezhioù pe izili hag a c'hallomp trugarekaat holl a greiz-kalon) pe war hini ar budjed, an teknik pe roll ar programoù.

 

N'eus ket keit-se zo e veze kastizet ha mezhekaet ar vugale er skol pa zeue tammoù gerioù brezhonek e-maez o genoù : embannet e oa sklaer e oa difennet komz brezhoneg. Tostoc'h a-se e seblant bezañ ar c'houlz-se ma 'c'h eo tro ar CSA bremañ hag e skourr rannvroel ar CTR e Roazhon (hemañ diwezhañ bet o studiañ an teuliadoù a-benn kuzuliañ ar CSA e Pariz) da lavaret krak ha berr ec'h eo difennet da dud Treger-Goueloù komz brezhoneg war ar gwagennoù ha ken difennet all klevet o yezh, er vro m'emañ ar muiañ a dud gouest da gompren brezhoneg. Mann ebet e brezhoneg neuze panevet d'an aluzen a ro servij publik France Bleu Breiz Izel dimp gant ar bruzunajoù a abadennoù brezhonek a ya war zisteraat a vloaz da vloaz.

War takad Lannuon ma oa bet Kaouenn FM o kinnig un teuliad e oa dister an niver a frekañsoù kinniget gant ar CSA d'ar re o doa c'hoant da vont war ar renk. N'eus ket plas ken war ar vandenn FM eme e Veurdez ar CSA. Greomp plas neuze : gallout a reer selaou France Inter, France Culture ha France Musique war bep a zaou pe dri frekañs disheñvel. Da biv n'eo ket c'hoarvezet kouezhañ meur a wech war ar memes radio pa oa o klask en un doare otomatek ur radio bennak en e garr ?

 
 
 
 

Sed aze un toullad sifroù a lakao splann peseurt plas eo hini ar brezhoneg :

Gant 14 eurvezh a abadennoù brezhonek war 168 eurvezh a zo en ur sizhunvezh ec'h eo 8,3% feur ar brezhoneg war France Bleu.

0,5 % eo feur ar brezhoneg war hollad ar programoù FM (2856 eurvezh) a c'haller tapout e takad Lannuon . 0% war ar gwagennoù bras, anat eo d'an holl !

Ma vije bet degemeret radio brezhonek Kaouenn FM e vije aet feur ar programoù brezhonek da 5,7% er vro ma vez 42% a dud oc'h embann e komprenont brezhoneg. Un dibab all zo bet avat hag e tiskenno un tamm muioc'h ar sifr-mañ : 0,4%.

Pegeit c'hoazh e ranko Breizhiz degemer e vefe graet fae war o yezh ? Petra a dalvez ar ger « demokratiezh » pa roer gwir d'un dornad tud da zifenn ouzh ur bobl klevet he yezh pa 'z eus 90% anezhi a embann c'hoantaat e vefe miret bev ? Evit doare e ouzer ankouaat, pa vez ezhomm, petra eo ur « Stad a wirioù ». Hag ur wech ouzhpenn, ar pezh a zo aotreet da Gorziz n'eo ket da Vreizhiz a zalc'h da anduriñ abadenn barizian Patrick Sabatier diwar goust an abadennoù lec'hel a vez krennet c'hoazh hag adarre.

 

An diskoulm zo anavezet : d'ar Rannvro d'ober d'ar CSA mirout ur frekañs evit kement takad na vefe radio brezhonek ebet c'hoazh warnañ, evit ma c'hallo an holl e Breizh dibab etre ar brezhoneg hag ar galleg a-hed an deiz. Kaouenn FM a c'halv an dilennidi da embann en un doare foran o soñj war an diviz mezhus bet tapet gant ar CSA.

 

Gervel a reomp an holl, tud ha kevredigezhioù da zerc'hel d'hon skoazellañ evit ma c'hallo tud ar vro kaout abadennoù e brezhoneg e stumm pe stumm.

Er sizhunioù da zont e talc'ho Kaouenn FM hec'h emvod-meur a-benn prientiñ an dazont.

 

An neb a venn hennezh a c'hell.


publié dans : Skoilhoù / Blocages

Mardi 31 octobre 2006

Le verdict du CSA vient de tomber concernant l'attribution de nouvelles fréquences sur la bande FM, et le constat est pour le moins amer. Pour le Trégor-Goëlo aucune nouvelle fréquence ne sera octroyée à une quelconque radio en langue bretonne. Le dossier de Kaouenn FM était pourtant solide tant au niveau des soutiens d'élus, d'associations et d'adhérents que nous remercions vivement au passage, qu'au niveau du budget, de l'infrastructure technique ou de la grille des programmes.

Elle n'est pas très ancienne cette période sombre de notre histoire où l'on punissait les écoliers parce qu'il leur était interdit de parler breton. Elle semble d'autant plus proche qu'aujourd'hui c'est au tour du CSA et du CTR, son relai régional à Rennes qui a instruit le dossier, d'informer les habitants du Trégor-Goëlo qu'il leur est interdit de parler breton sur les ondes, et surtout qu'ils interdisent à la zone la plus bretonnante de Bretagne d'entendre du breton, si ce ne sont les quelques miettes dont nous fait aumône le service public France Bleu Breiz Izel, et qui diminuent d'année en année.

A Lannion où Kaouenn FM avait postulé peu de fréquences avait été libérées par le CSA pour être proposées aux candidats. Le CSA prétend qu'il n'y avait plus de place sur la bande FM et pour cause : on peut écouter France Inter, France Culture et France Musique sur deux fréquences différentes, voire même trois parfois avec une qualité médiocre. Qui n'a pas fait la désagrable expérience de retomber sur les mêmes radios lorsqu'il lance une recherche automatique dans sa voiture ?

Citons quelques chiffres qui parlent d'eux-mêmes :

Avec 14h de programmes en breton sur 168h hebdomadaires la part de la langue bretonne est de 8,3 % sur France Bleu.

La part cumulée de la langue bretonne sur l'ensemble des radios FM pour la zone de Lannion (2856 heures) est de 0,5 %.

Si le projet de radio en langue bretonne de Kaouenn FM avait été retenu la part cumulée de la langue bretonne sur cette zone FM aurait été de 5,7% pour une population qui a 42% déclare comprendre le breton. Au lieu de cela le pourcentage diminuera un peu plus pour représenter 0,4%.

Combien de temps encore les Bretons devront ils supporter qu'on méprise ainsi leur langue ? Quelle idée se fait on de la démocratie lorsqu'on permet à quelques décideurs d'interdire l'accès à la langue bretonne à une population qui souhaite à 90% qu'elle vive au quotidien ? Une fois de plus l'Etat de droit semble à géométrie variable. Ce qui est valable pour les Corses ne l'est pas pour les Bretons à qui on continue d'imposer sur France Bleu Breizh Izel l'émission parisienne de Patrick Sabatier sur un horaire local que les Corses ont su préserver parce qu'ils ont imposé leur refus.

La solution nous la connaissons : que la Région impose qu'une fréquence soit réservée par zone encore non désservie, pour que la population bretonne dans son ensemble puisse avoir le choix quelle que soit l'heure de la journée d'entendre du breton ou du français. Kaouenn FM appelle les élus à s'exprimer publiquement sur la décision honteuse prise par le CSA.

Nous appelons la population, individus et associations, à poursuivre son soutien à Kaouenn FM, qui se réunira prochainement en assemblée générale pour préparer l'avenir, afin que quoiqu'il arrive la population locale puisse avoir d'une manière ou d'une autre accès à des émissions en langue bretonne.

An neb a venn hennezh a c'hell.

 

Kaouenn FM

28-10-2006

 

 


publié dans : Kleweled / Audiovisuel

Lundi 23 octobre 2006
Div Yezh Mor Bihan tient à exprimer son soutien aux parents de la filière bilingue publique de Languidic et son inquiétude face à la réaction démesurée des pouvoirs publics face à leur action justifiée.

Nous précisons que Div Yezh Mor Bihan avait déjà alerté l'inspection d'académie de la situation par des courriers envoyés en janvier et février dernier (c'est à dire avant la carte scolaire), en demandant l'attribution d'un poste supplémentaire pour la filière bilingue de Languidic. Les dispositions n'ont pas été prises pour que l'enseignement bilingue soit assuré dans de bonnes conditions. En septembre, les parents d'élèves ont réitéré leur demande, en précisant qu'ils se contenteraient d'un demi-poste. Nous constatons que les restrictions budgétaires et le manque de moyens accordés à l'éducation nationale ne permettent pas de maintenir la qualité d'enseignement alors que les citoyens sont attachés à une école publique de qualité. Par ailleurs, nous estimons que cette décision porte préjudice à la filière bilingue breton-français et est donc contraire à la volonté des bretons, qui sont favorables à son enseignement à 80 %, et de leurs élus.

Enfin, nous nous inquiétons vivement de la façon dont les parents ont été sommés d'arrêter et expulsés de l'école par la gendarmerie en présence du sous préfet de Lorient, alors qu'ils menaient une action pacifique et conviviale. Nous estimons que le droit d'exposer les problèmes auprès du grand public et la liberté d'expression s'en sont trouvés diminués.

Anthony Le Crom, Président de Div Yezh Mor Bihan.

anthony.lecrom@div-yezh.org


Dimanche 22 octobre 2006

En Bretagne, ils sont la génération montante. Ils ont entre vingt et trente ans. Ils sont parents de jeunes enfants. La majorité d’entre eux ne parle pas le breton. Parce que leurs parents, interdits de breton quand ils fréquentaient l’école, ne le parlait déjà plus. Ou parce qu’ils se sont récemment installés en Bretagne.

Ils sont ces anonymes qui composent 80% de la population des cinq départements bretons favorable à l’enseignement de la langue bretonne. Des gens ordinaires qui savent pourtant que la langue bretonne est déclarée langue menacée d’extinction par l’UNESCO. Qui savent qu’en 2001, sur 4 millions d’habitants, la Bretagne n’avait plus que 270 000 locuteurs bretons. Que ceux-ci ne sont plus aujourd’hui que 220 000. (1)

Ils ont vu les panneaux publicitaires financés par le Conseil Régional de Bretagne et les 4 départements de la Bretagne administrative, portant les logos des associations de parents Div Yezh, Dihun et Diwan (voir ci-dessus). Ils ont entendu le Président Le Drian dire que le plan de sauvegarde de la langue bretonne, voté à l’unanimité par le Conseil Régional, était ambitieux, mais réaliste.

Ils ont été convaincu d’inscrire leurs enfants en classe bilingue. A l’école publique. Ils pensaient que c’était leur droit. Ils avaient raison.

Pourtant, à Bulat-Pestivien, ils attendent depuis sept semaines. L’Inspection Académique refuse d’ouvrir la classe. Ils ont tenté de créer une classe sauvage. L’Etat leur a envoyé les gendarmes.

Pourtant, à Languidic, ils attendent aussi depuis sept semaines. L’Inspection Académique refuse d’ouvrir la classe. Ils ont décidé d’occuper l’école. L’Etat leur a envoyé les gendarmes qui ont relevé leur identité et les ont menacés de dix ans de prison.

C’était jeudi soir. Nous sommes dimanche matin.

Indignation en Bretagne

Indignation en Bretagne ? Non.

Depuis jeudi soir, pas un seul communiqué dans la presse. Rien.

Les Etats-majors réfléchissent. On se consulte, on chuchote des phrases au téléphone, on échange par mail. On calcule… Dans les heures qui viennent, Div Yezh Morbihan va s’indigner. Enfin ! L’UDB Morbihan va s’exprimer. C’est bien.

On assure le minimum. LE MINIMUM.

Où sont les associations, les organisations, les partis, les élus régionaux ? N’ont-ils rien à dire quand des parents se font réprimer par les forces de l’ordre alors qu’ils sont dans leur droit ? Alors qu’ils ne font que demander ce qu’on les a invité à faire ? Alors qu’ils ne veulent qu’une chose simple : que leur enfant apprenne le breton.

UMP, UDF, PS, PC, Verts, UDB sont pourtant bien organisés au niveau régional. Les associations de parents aussi ! Et les autres...

Au PS, premier parti de la majorité régionale, certains se lachent à la confidence : le Président Le Drian devrait s’exprimer publiquement lundi ! Il serait temps.

Nous ne nous trompons pas pour autant ! Le seul responsable du déni de droit subi par les parents de Bulat-Pestivien et de Languidic est bien M. Gilles de Robien, ministre de l’Education Nationale (cf. lettre ouverte à Gilles de Robien publiée sur l’ABP). Le Conseil Régional n’a aujourd’hui aucun pouvoir reconnu par la loi en matière d’éducation. Mais nous savons aussi que la voix de son Président porte haut !

Les écoles de Bulat Pestivien et de Languidic sont distantes de 200 kilomètres. Ells sont situées dans deux départements différents. Citoyens, les parents des deux écoles ont pourtant su échanger leurs informations et coordonner leurs actions. Ils ont publié des communiqués communs. Ils ont adressé, ensemble, une lettre au Président Le Drian lundi dernier, lui demandant de les soutenir...

A trois jours des vacances scolaires, ils ne se résignent pas.

Alors, à vos plumes, à vos porte-voix ! Aux responsables régionaux de s’exprimer ! Le problème n’est plus un problème local. Il est bien régional !

ps. La pétition citoyenne de soutien aux parents de Languidic et de Bulat Pestibvien avait recueilli ce matin plus de 1100 signatures. Merci à tous. Continuez de signer sur le site

[Voir le site]

(1) le nombre de locuteurs chute de 10 000 personnes par an, soit 28 par jours


publié dans : Skoilhoù / Blocages

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