Mercredi 26 septembre 2007
Une
subvention d’une valeur d'un demi million d’euros environ a été attribuée au Welsh Language board (Office de la langue galloise) pour la gestion du
nouveau réseau pour favoriser la diversité linguistique (NPLD) - un projet international et innovateur pour les langues moins répandues.
Le NPLD est également le seul projet à se concentrer spécifiquement sur des langues régionales et de minorités pour obtenir des subventions de la Commission Européenne au titre du
financement de cette année dans le cadre du programme 2007-2013 de formation tout au long de la vie. Le NPLD se construit sur le travail du réseau précédent des offices de planification de langue
et se concentrera sur l’établissement des projets communs de langue et sur la construction de liens plus forts entre les langues moins couramment employées d’Europe.
M. Meirion Prys Jones, directeur de l’Office de la langue galloise a déclaré que, « cette subvention est une avancée énorme pour notre travail à l’international. Cela permettra de créer une
structure paneuropéenne pour les gouvernements et organismes visant à partager informations et exemples sur les meilleures pratiques en matière de gestion linguistique. Nous nous informerons les
uns les autres sur les meilleures méthodes de gestion des langues car nous avons tous à faire aux mêmes défis en ce qui concerne la protection des langues minoritaires »
Le NPLD rassemble des membres de 18 organisations linguistiques similaires ce qui représentent 11 autres langues minoritaires de 11 Etats Membres de l'UE. Les langues représentées par ce nouveau
réseau incluent le catalan, l'irlandais, le slovène, le suédois, le breton, le gaélique, le finnois le gaélique d’Ecosse, l'occitan, le hongrois, l’estonien, et le gallois. D’autres associés se
joindront bientôt à cette liste. EBLUL, les centres Mercator et Linguamon sont également membres du réseau.
L'offre réussie par l’Office signifie qu'elle présidera le réseau nouvellement fondé et sera responsable de la gestion.
Et Meirion Prys Jones d’ajouter, « nous voyons ceci comme un bon point de départ par lequel nous visons à augmenter les adhésions au réseau de sorte que soient inclues des langues plus petites et
minoritaires d'Etats d’Europe, de l’est comme de l’ouest. Avec ce financement d'un demi million d’euros sur trois ans je suis assuré de pouvoir développer des relations de travail fortes et
proches entre les membres du réseau de manière à informer et guider notre travail de préservation les langues plus petites d’Europe. »
Rhodri Glyn Thomas, ministre de Gallois de l’Héritage a par ailleurs déclaré : « cette subvention est une avancée énorme pour le travail impressionnant et innovateur que l’Office de la langue
effectue au niveau international et européen. L’Office, avec le soutien du gouvernement, est une force motrice à l’origine de nombreuses initiatives rassemblant des planificateurs de langue pour
apprendre et partager l'information. »
Le NPLD sera lancé officiellement en novembre.
Bruxelles - Brwsel, lundi 24 septembre 2007 par Davyth Hicks (voir l'article en
anglais)
(Eurolang 2007)
(en français plus bas)
Kemenadenn a-berzh UGB (Unvaniezh ar Gelenerien
Brezhoneg)
Gallout a reer lakaat e anv evit tremen ar c'hoñkour ispisial evit dont da vezañ kelenner ar skolioù divyezhek publik (Deskadurezh-Stad) ha prevez (Diwan ha skolioù katolik) betek an 23 a viz Here
2007 5 e gk. Kadarneet e vo an enskrivadurioù etre an 30 a viz Here hag an 13 a viz Du a-raok 5 e gk.
Ar c'hreizennoù stummañ a zo e:
- IUFM Sant Brieg evit an deskadurezh publik
- Kelenn e Kemper evit Diwan
- CFPoù Roazhon, Gwened, Sant Brieg ha Brest evit an deskadurezh
katolik.
Evit lakaat oc'h anv kit war http://www.education.gouv.fr/siac
Communiqué d'UGB (union des enseignants en breton)
Les inscriptions à la session 2008 du concours de professeur des écoles bilingue de l'enseignement public ( Education nationale) et privé (Diwan et enseignement
catholique) auront lieu jusqu'au 23 octobre 2007 17 h. Les confirmations d'inscription se tiendront du 30 octobre au 13 novembre 2007 avant 17 h.
Nous rappelons que les centres de formation se situent:
-A l'IUFM de St
Brieuc pour l'enseignement public
-A Kelenn à Quimper pour Diwan
-Aux CFP de Rennes, Vannes,
Saint-Brieuc et Brest pour l'enseignement catholique.
Pour s'inscrire se connecter à l'adresse suivante : http://www.education.gouv.fr/siac
Vendredi 21 septembre 2007
Nous sommes un groupe de parents de 24 enfants
âgés de 2 à 5 ans. Nous avons monté un projet de classe bilingue français/breton à Guichen en Ille et Vilaine. Il nous a fallu plus de deux longues années pour réunir les conditions fixées par
l’inspection académique en respectant les règles établies et le calendrier scolaire.
Notre ténacité, notre pugnacité et la volonté de voir nos enfants suivre ce type d’enseignement au sein de l’école de la république se heurtent aujourd’hui au mépris et à l’arrogance de
l’autorité académique qui refuse de tenir ses engagements ; Le recteur n’a pas daigné nous recevoir.
Nous souhaitons accompagner du mieux possible nos enfants dans leurs apprentissages et ne pouvons pas accepter cette décision injuste et contraire à l’idée d’égalité des chances que nous nous
faisons.
Nous souhaitons, par cette lettre ouverte interpeler l’ensemble des élus et les autorités académiques afin de les amener à trouver un consensus autour de l’enseignement bilingue
français/breton ; nous souhaitons également interpeler tout ce que la Bretagne et le breton peuvent avoir comme porte-paroles afin de leur rendre compte de notre malaise, de notre
écoeurement et obtenir leur soutien.
L’année passée, l’inspection académique a refusé notre demande de classe bilingue car notre demande était tardive (après la carte scolaire). Pour cette rentrée, toutes les conditions ont été
respectées, mais nous nous heurtons toujours à un refus administratif au détriment des textes en vigueur. On nous somme de scolariser nos enfants dans des classes existantes et éloignées de nos
domiciles. On nous conseille même ironiquement de déménager pour s’en approcher.
L’enseignement du breton doit-il être ainsi méprisé ? Peut-on accepter d’être ainsi regroupés, ghettoïsés sur le territoire breton ? Cette langue, cette culture sont nôtres et libres.
Lorsque les conditions sont respectées, les engagements pris doivent être respectés !
A l’heure de grandes manifestations nationales telle que la « Breizh touch », on ne peut pas continuer à déclarer soutenir la langue bretonne sans agir quotidiennement en sa faveur. La
Bretagne est bien plus qu’une vitrine commerciale ou une marque déposée. Les clivages politiques ainsi que les états d’âme doivent être mis de côté et nos représentants doivent porter haut et
fort la demande des parents quand elle existe. Aujourd’hui certains élus se disent pour l’enseignement du breton et dans le même temps ne sont pas présents à nos côtés quand il est nécessaire,
cela est-il bien compatible ?
Nos enfants grandissent et n’attendront pas une éventuelle ouverture dans un futur lointain. Il suffit des promesses, nous voulons du concret. Nous attendons une position claire et sans ambiguïté
sur l'enseignement bilingue français/breton à l'école publique et sur l’ouverture que nous réclamons de droit depuis deux ans.
LE COLLECTIF