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Jeudi 31 août 2006
Youenn Gwernig, né à Scaër en 1925, décédé à Douarnenez en 2006, s'est révélé tardivement dans la chanson. Il écrivait des poèmes depuis longtemps, mais il avait émigré aux États-Unis et n'est revenu en Bretagne qu'à la fin des années 60. Il a toujours eu deux activités : musicien et sculpteur.

Pendant son séjour aux États-Unis, il rencontra le poète beatnik Jack Kerouac (mort en 69) et tous deux se lièrent d'amitié. Youenn se fit naturaliser américain et rapporta l'influence de New-York dans quelques poèmes.

Il a écrit certains de ses poèmes simultanément dans les trois langues français, breton, anglais. Il a également écrit un roman La grande tribu (chez Grasset). Ses écrits en langue bretonne ont été principalement édités chez Al Liamm. Il a reçu le Prix Xavier de Langlais en 1996 pour l'ensemble de sa production poétique.

Certaines de ces chansons ont été adaptées par Graeme Allwright, Pascal Lamour...

Youenn Gwernig sera inhumé le 1er septembre à Scaër après une cérémonie religieuse, en matinée, à Douarnenez.


 



publié dans : A bep seurt / Divers

Mercredi 30 août 2006

Contrats de projets Etat -Région 2007-2013

Jean-Yves Le Drian Président de la Région Bretagne, réagit aux propositions de l’Etat

Le 18 juillet dernier, le Premier ministre confiait à la Préfecture de Région le mandat de négociation du contrat de projets 2007-2013 pour la Bretagne, comportant, d’une part, la liste des huit grands projets retenus, d’autre part, un tableau des enveloppes financières mobilisables ( 502 M au total).

 

Après analyse, Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil Régional de Bretagne, à fait part cet été de ses interrogations aux membres de la Conférence territoriale*, interlocuteur unique de lEtat dans la négociation du CPER en demandant à chacun de lui transmettre ses remarques et points de vue.

 

  • Le compte n’y est pas !

Sur les thématiques proposées, les huit grands projets de l’Etat correspondent, dans les grandes lignes, aux priorités retenues par la Région et les collectivités bretonnes : accessibilité, innovation, recherche, environnement, mer et littoral. En revanche, le Conseil régional pointe certains manques importants : peu de place pour le développement des TIC et du haut débit, aucune pour les ports dans le projet mer et littoral, des incertitudes sur le volet territorial reporté en 2007 de même que sur la langue bretonne renvoyée à une convention additionnelle…

 

Quant aux financements, le Conseil régional s’inquiète de la forte réduction des enveloppes budgétaires : pour Jean-Yves Le Drian, il manque 200 M€, à périmètre constant, par rapport au précédent Contrat de plan. Une baisse qui intervient au moment où
la Bretagne se trouve confrontée à des investissements déterminants pour son avenir.

 

2000-2006

2007 -2013

Crédits d’Etat : 700 M€

(900 M€-200 M€ pour les routes désormais transférées aux Départements)

233 € par breton

Crédits d’Etat : 502 M€

dont 79 M€ de crédits Agence de leau + ADEME

non comptabilisés dans le précédent CPER

165 € par breton

 

 

 

Si certaines lignes ministérielles apparaissent bien dotées (enseignement supérieur et recherche, ferroviaire …), elles restent toutefois insuffisantes par rapport aux besoins immenses de la Région. Enfin, certaines lignes, essentielles pour la Bretagne, ont été réduites de moitié ou plus (agriculture et pêche culture, santé et solidarité, industrie…) ou tout  simplement supprimées (artisanat jeunesse et sports, défense…).

Pour autant, la négociation reste ouverte : Jean-Yves Le Drian réunira de nouveau la Conférence territoriale le 18 septembre dans la perspective délaborer une contre­proposition sur la base de 700 M de participation de lEtat.

 

*Présidée par la Région, la Conférence territoriale associe 15 élus bretons : les présidents du Conseil régional, des quatre Conseils généraux et des dix principales agglomérations bretonnes. Elle sest réunie à plusieurs reprises au printemps dernier pour élaborer un diagnostic et des propositions pour le prochain CPER

Jeudi 24 août 2006
 (extraits, lire le texte complet sur le site de Bretagne Réunie)

« LE GOUVERNEMENT NE S’OPPOSERA PAS A L’APPLICATION DES NOUVEAUX TEXTES DE LOI AU CAS DE LA REUNIFICATION DE LA BRETAGNE »

C’est en ces termes que le 19 mars 2003, Monsieur Patrick DEVEDJIAN, alors Ministre délégué aux libertés locales, assurait à la délégation du Comité pour l’Unité Administratif de la Bretagne (CUAB) lors d’une audience.

Selon le Ministre, la solution passait par une consultation de la population de Loire-Atlantique, puis par celle de la région Bretagne, à condition que la demande en soit faite dans les termes requis par la loi.

Je reviendrai sur cette déclaration un peu plus loin, mais permettez-moi auparavant de vous présenter l’association que j’ai l’honneur de présider aujourd’hui et de vous faire part brièvement de son histoire.

(...)Le 25 septembre 1982, à Nantes, l’Assemblée Général du CUAB lui permet de se définir et de se structurer. Le « Courrier de l’Unité » trimestriel d’information est créé. Une plaquette « La Bretagne à 5 départements Grande Région Européenne » est diffusée.

Patrick MARESCHAL élu conseiller Municipal de NANTES démissionne. Pierre-Yves LE RHUN Géographe à l’université de Nantes lui succède et je n’oublierai pas de citer également les autres membres qui ont assumé la présidence de ce mouvement, à savoir : Jean CEVAER, Ronan DANTEC, Alan VIAOUTE, Alain GRAND-GUILLOT et Emile GRANVILLE.

L’Assemblée générale du 30 septembre 2001 à VANNES décide de faire désormais porter l’effort principal sur la mobilisation des Elus. S’ ensuivra la mise en place de la charte des Elus pour la réunification. Plus de 1.200 élus se sont engagés, par la signature de cette charte à tout faire dans le cadre de leur mandat électif pour que les élections régionales de 2004 se déroulent dans une circonscription électorale regroupant les 5 départements bretons.

En 2004, le Président Emile GRANVILLE propose que le nom de l’association CUAB soit remplacé par celui de BRETAGNE REUNIE, ce qui a été accepté à l’unanimité.

Je reviens maintenant sur la déclaration de Monsieur P. DEVEDJIAN.

La loi autorise la consultation des électeurs. L’article L4122-1 du Code Général des collectivités territoriales stipule :

« Les limites territoriales des régions sont modifiées par la loi après consultation des conseils régionaux et des conseils généraux intéressés. La modification des limites territoriales des régions peut-être demandée par les conseils régionaux ou les conseils généraux intéressés »

Un élément nouveau (évoqué dans les propos de P.DEVEDJIAN) fut apporté par l’article 72-1 lors de la révision de la constitution en 2003 :

« La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi »

Dans ce cadre législatif, la modification des limites de la région Bretagne a été demandé par le Conseil Régional de Bretagne et le Conseil Général de Loire-Atlantique.

Les élus ont pris conscience de la volonté populaire de réunifier la Bretagne, notamment par les 5 sondages de 1998 à 2002 montrant que les habitants de Loire-Atlantique sont pour la réunification (entre 62 et 75%) et que les habitants de la région Bretagne y sont aussi favorables (entre 62 et 67% selon 3 sondages de 2000 à 2002).

Ces données ont amené le mouvement culturel à soutenir résolument depuis l’an 2000 la lutte menée par BRETAGNE REUNIE. Les grandes fédérations culturelles représentent environ 45000 personnes.

Un tel mouvement de fond explique que BRETAGNE REUNIE a pu réunir plus de 4000 signatures d’élus sur une Charte demandant :

« au gouvernement de lancer le processus de modification des limites de l’actuelle région Bretagne… »

Il explique aussi les demandes faites par les deux assemblées représentatives des territoires à réunir dans la région Bretagne. Il s’agit du vœu :

« du 22 juin 2001 voté par le Conseil Général de Loire-Atlantique et de la résolution votée le 8 octobre par le Conseil Régional de Bretagne »

A la suite de ces votes, les deux assemblées ont créé une commission mixte sur la réunification administrative et le renforcement de la coopération entre la région Bretagne et la Loire-Atlantique.

Le gouvernement ne répond pas à la demande des élus de Bretagne.

Depuis le 8 octobre 2004, le gouvernement n’a pas enclenché la procédure légale. La seule réponse connue de sa part est une lettre du 22 janvier 2005 du préfet de Loire-Atlantique au président du Conseil Général, où le préfet écrit à propos d’une consultation populaire que :

« L’absence de consensus local sur ce projet ancien de rattachement du département de la Loire-Atlantique à la Bretagne ne permet pas d’envisager à l’heure actuelle une telle démarche »

Je me permets d’insister sur l’emploi des mots « projet ancien » utilisés par le préfet, qu’il convient de replacer dans le contexte de l’histoire de la Bretagne et qui se passe de commentaires.

Or les textes législatifs ne comportent pas une telle condition de consensus. D’autre part la consultation de la population n’aurait pas de raison d’être si, au préalable, un consensus était démontré.

En revanche les actes décisifs ont été votés à la quasi-unanimité par les assemblées concernées. Il y a bien :

« un consensus remarquable des élus bretons pour réunifier la BRETAGNE »

La recommandation du Parlement Européen :

Dans sa résolution du 16 octobre 1981, ce Parlement a invité les Etats à :

« favoriser la plus large corrélation possible entre les régions culturelles et structures géographiques des pouvoirs locaux »

En créant une région Bretagne excluant la Loire-Atlantique, les responsables du découpage régional actuel n’ont évidemment pas réalisé la plus large corrélation possible entre l’espace culturel breton et le région administrative de la Bretagne.

Pourtant en 1972 l’occasion fut fournie au gouvernement de rectifier l’erreur initiale puisque les Conseils Généraux furent consultés dans le cadre d’une réforme régionale. La réponse des cinq Conseils Généraux de Bretagne furent unanimes en faveur de la réunification. Mais le gouvernement tira prétexte de divergences secondaires au sujet de l’entrée éventuelle de départements voisins dans la région Bretagne pour entériner les limites régionales existantes et donc consacrer une partition de la Bretagne qui faisait contre elle l’unanimité.

Le fonctionnement de la Démocratie :

Aujourd’hui l’occasion s’offre au gouvernement de réparer le tort occasionné à la population bretonne par les pratiques autoritaires de ses prédécesseurs.

* Il dispose d’éléments concordants sur une opinion publique favorable à la réunification.

* Il est saisi par les élus de Bretagne qui ont clairement exprimé leur volonté d’une région administrative correspondant au territoire breton tel qu’il est vécu par les habitants, et qui inclut donc la Loire-Atlantique.

* Les textes de loi permettent de modifier le découpage régional.

Il est donc parfaitement clair que la solution du problème de la réunification de la BRETAGNE ne dépend que du bon fonctionnement de la démocratie française.

Une région modèle qui espère une juste prise en compte de son problème territorial et la relance de la décentralisation.

La Bretagne conjugue enracinement et ouverture sur le monde :

Une forte identité régionale avec un vif attachement à la France (selon les sondages de l’Observatoire Interrégional du Politique) et une espérance dans l’Europe dont elle a voté le projet de Constitution en 2005.

Attachée à la démocratie et aux valeurs de la république, elle refuse la violence pour régler ses problèmes et résiste aux idées de l’extrême droite.

L’économie bretonne (Loire-Atlantique incluse) est la plus dynamique de France (sur la période 1990/2003, croissance annuelle de + 2,80%). Le niveau d’instruction est parmi le plus élevé de France.

En conclusion :

La Bretagne présente donc le profil idéal pour devenir une région pilote dans le cadre d’une nouvelle étape dans la modernisation de la France.

A une condition préliminaire :

L’ajustement du cadre administratif régional au territoire envers lequel les bretons manifestent leur attachement, et qui inclut NANTES, l’une de leur capitale historique, et la Loire-Atlantique où la volonté de réunification est particulièrement forte.

Dans cet esprit, nous avons donc engagé cette année une nouvelle action au plus haut niveau de l’Etat.

Nous avons soumis à Monsieur le Président de la République, à Monsieur le Premier Ministre, ainsi qu’à Monsieur Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire, la proposition suivante :

« Si le gouvernement tient à consulter les électeurs, les élections municipales de 2008 offrent une opportunité exceptionnelle pour consulter, dans les meilleures conditions démocratiques et économiques, les électeurs et électrices de Loire-Atlantique, afin qu’ils se prononcent, par un oui ou un non, sur l’entrée de leur département dans l’actuelle région de Bretagne »

La Présidence de la République nous a répondu que le Président en avait eue connaissance et qu’elle avait été transmise au Ministre de l’intérieur pour suite à donner.

Nous avons reçu également une réponse du Cabinet de Premier Ministre qui nous a fait part que notre proposition serait suivie par Monsieur Brice HORTEFEU, qui prendrait langue avec nous.

Nous attendons à ce jour celle du Ministre de l’Intérieur et je vous remercie de votre attention.

Jeudi 24 août 2006

LE GALLO… sans prise de tête / LE GALO… a mon leizi
Communiqué de BERTAEYN GALEIZZ

En collaboration avec le Cercle Celtique de Rennes et l’association Kelenn à Redon, Bertaeyn Galeizz organise, deux nouveaux cours de gallo d’une année sous forme de rendez-vous mensuels intensifs mais détendus et conviviaux.

Ces nouveaux cours utiliseront des méthodes inspirées de la méthode TPR (Total Physical Response), utilisée aux Etats-Unis pour faire apprendre l’anglais aux immigrés de manière rapide et avec le moins d’effort possible. D’autres méthodes inspirées des méthodes de breton actuelles ou de jeux anglais agrémenteront également les cours.

Ces cours de gallo sont destinés à TOUS :

- les débutants en gallo,

- les personnes ayant déjà suivi un enseignement de gallo de tout type (cours du soir, atelier, cours en collège, lycée ou université) et désirant compléter leur apprentissage,

- ceux qui connaissent le gallo d’aujourd’hui ou de leur enfance et cherchent à le retrouver ou l’écrire,

- les personnes qui souhaitent parler gallo à des fins professionnelles ou de loisirs, ou pour un usage simplement personnel.

Les cours seront assurés par Crisstof Simon, animateur à Bertaeyn Galeizz.

· Modalités

Le cours à Rennes aura lieu le dernier samedi après-midi de chaque mois dans les locaux du Cercle à la ferme de la Harpe et commencera en octobre 2006.

Le cours de Redon se passera également un samedi après-midi par mois dans des locaux mis à disposition de Kelenn.

· Tarifs

A Rennes : 90 euros pour l’année (dont 30 euros d’adhésion au Cercle) A Redon : les tarifs seront définis en septembre.

GIMAUNT / RENSEIGNEMENTS et INSCRIPTION au 02 99 38 97 65 Du lundi au vendredi de 14h à 18h. [Voir le site] Et par courriel : bertaeyn.galeizz@wanadoo.fr


publié dans : Gallaoueg / Gallo

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