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Mardi 24 juillet 2007
Porthmadog, Mardi, 17 Juillet 2007 (tiré d'Eurolang, par Huw Jones)   

Voir l’article original en anglais


Samedi 14 juillet, le collectif de défense de la langue galloise Cymdeithas yr Iaith a manifesté à Porthmadog au nord du Pays de Galles contre l’utilisation symbolique du gallois par le groupe Tesco et ses relations avec Adecco, agence d’intérim qui a défrayé la chronique pour avoir interdit à son personnel de parler gallois.

L’entrée du magasin a été bloquée par des manifestants et l’un d’eux a été interpellé pour avoir placardé des affiches annonçant que le magasin était fermé.

La manifestation a fait l’objet d’un discours de Gwenno Teifi, une galloise de 20 ans, qui venait juste de sortir de prison pour avoir peint les mots “DEDDF IAITH NEWYDD” (nouvelle loi pour la langue) sur la vitrine d’un magasin qui n’avait pas de signalétique bilingue

Cymdeithas a été crée en 1962 et s’est inspiré du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis. Depuis lors, des centaines de ses membres sont passés par les tribunaux, comme Gwenno Teifi et ses parents. Son père a fait plusieurs séjours en prison dont l’un de 2 ans dans les années 70.

Bien que les militants de Cymdeithas aient réussi à obtenir une chaîne de TV en langue galloise et un statut officiel de base, avec une généralisation du bilinguisme sur les routes du Pays de Galles, ils militent toujours pour obtenir plus de droits.

Plus tôt dans l’année, ils ont présenté une pétition avec 10 000 signatures appelant à des droits spécifiques pour l’utilisation du gallois dans le monde des entreprises privées. La possibilité d’une nouvelle législation a reçu une attention particulière pendant les dernières semaines, suite à l’interdiction faite par l’agence de voyage Thomas Cook à leur personnel de parler gallois au travail.

Le Gouvernement gallois a promis une sorte de législation mais sans entrer dans les détails. Il y a une forte opposition de la part des entreprises à toute avancé qui mènera, selon eux, à une augmentation des coûts, et 62% de personnes interrogés lors d’un sondage d’opinion de la BBC se sont déclarés opposés à une loi qui « obligerait » les entreprises à fournir des services bilingues.

En Catalogne, les organisation Òmnium Cultural, Plataforma per la Llengua, ADEC (Association de Défense de l’Etiquettage en Catalan) et Consum Català ont protesté auprès du gouvernement catalan qui n’applique pas un loi passée dans les années 90 exigeant que les étiquettes des produits soient en catalan. Les organisations menacent de mener des actions judicaires basées sur les droits des consommateurs de recevoir des informations appropriées sur les biens et les services.

Avec un peu plus de 8 millions de locuteurs, le catalan a le pouvoir économique de s’assurer que a langue soit appliquée très largement ; par exemple, le catalan est une des langues les plus choisies dans les menus des téléphones portables.

 
(Eurolang 2007)


publié dans : Europa

Lundi 16 juillet 2007

Gant un devezhiad war "an internet hag ar brezhoneg" eo bet klozet ar bloavezhiad "skol" evit Komision an deskadurezh Uhel e Kuzul Sevenadurel Breizh.

Klask lakaat lodenn ar brezhoneg da greskiñ en deskadurezh uhel eo pal kentañ ar gomision ha meur a raktres a zo er c'heñver-mañ. Komzet e vo hiroc'h diwar o fenn goude an distro-skol pa vo deuet poent da lakaat ar soc'h en erv en-dro.

Ledañ ar ouiziegezh e brezhoneg e kement doare a zo eo an adpal bet kemeret gant ar gomision. Dindan an tog "Skol-Veur ar Bobl" e vo kinniget an traoù.

Diwar "an internet hag ar brezhoneg" eo bet an devezhiad "Skol-Veur ar Bobl" kentañ.
E lise Diwan Karaez e oa bet aozet ar c'hrogad d'ar sadorn 23 a viz Even. Tost da dregont den a oa deuet da gemer perzh.

Kavet e vo amañ displegadennoù ha liammoù a gas d'an danvez bet gwelet er stalioù-labour.

 

Lukian Kergoat

 

 

Digoradur

Etre ar c'hlask hag ar c'hrouiñ, petra a c'haller ober gant an internet ?
gant Fulup Jakez

Lec'hiennoù

Sevel, boueta ha merañ ul lec’hienn gant Sophie Marcon

*  kinnig un doare da herberc'hiañ al lec'hienn

*  deskiñ sevel pajennoù ha liammañ anezhe gant ar meziant KompoZer

*  kas ar pajennoù bet savet gante war ar genrouedad gant ar meziant FileZilla

*  kinnig doareoù da wellaat al lec'hienn (lanv RSS, favicon, forom, smilies)

 

An destenn implijet, hag a zo bet kaset war ar genrouedad, zo aet d'ul lec'hienn a c'hell bezañ implijet gant ar stajidi evit mont pelloc'h ganti.

Ul lec'hienn eo bremañ ha setu he chomlec'h :

http://mozo-home.chez-alice.fr/Staj-SVB/

Blogoù

Sevel, boueta ha merañ ur blog gant Gwenvael Jequel

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Fichenn "Hentenn frammañ" gant L. Skavenneg da bellgargañ :

 

http://anonyme.archive-host.com/hentennframman_349szg3ktl.pdf

 


Mercredi 4 juillet 2007
Quelle politique de diversité linguistique  en Europe ?

A l'initiative du  groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, les 2 et 3 juillet, une audition  s'est tenue au Parlement européen à Bruxelles sur la question des conséquences de la discrimination linguistique en Europe. La perte d'estime de soi-même, la non-transmission de la langue, l'uniformisation et le fait d'être traités en citoyens de seconde zone ont été soulignés. Tangi Louarn est intervenu au nom d'EBLUL-France, le comité français du Bureau européen des langues moins répandues. Il a présenté le rapport remis en mai au Comité des droits économiques sociaux et culturels de l'ONU qui montre les discriminations que les locuteurs de langues régionales en France subissent au quotidien quand ils veulent faire usage de leur langue : refus d'ouverture de classes bilingues, refus de subventions pour des crèches dans la langue régionale, refus de la présence de la langue dans la vie publique. Il a mis en évidence que la loi est discriminatoire en France, car elle ne vise à protéger que le français. Un intervenant a rappelé la citation de Lacordaire : "entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit". Mais en France la loi ignore les langues régionales et ne protège que la langue dominante, le français. La France n'a en outre ratifié aucune convention sur le droit des minorités ni même  la Charte européenne des langues régionales. La Fance n'a pas ratifié non plus le protocole additionnel n° 12 à la convention européenne des droits de l'homme qui prévoit la non discrimination notamment par rapport à la langue.
Certains intervenants ont évoqué l'hypothèse d'une "lingua franca" commune à tous, l'anglais ayant acquis, en  l'occurrence, un avantage certain en Europe. Mais elle met les locuteurs natifs de cette langue dans une situation de pouvoir privilégié, ce qui est le cas pour toute langue dominante. D'autres au contraire ont mené des charges, parfois assez violentes, contre l'anglais accusé de faire disparaître toutes les autres langues et imposé de fait à tous, se substituant même de plus en plus aux langues nationales dans les échanges et devenant un facteur de discrimination à l'embauche. La solution TSA (Tout Sauf l'Anglais) de privilégier l'apprentissage de quatre langues, allemand, italien, espagnol et français, en y ajoutant éventuellement l'anglais (Claude Hagège), n'a pas forcément convaincu les locuteurs des langues régionales ou minoritaires de la sincérité d'une démarche de réelle volonté de promotion de la diversité linguistique européenne. La politique française, en tout cas, ne plaide pas en ce sens.
La question de la diversité linguistique européenne au-delà du privilège des langues des Etats, voire seulement de certains Etats, est plus que jamais posée.
 
EBLUL-France

publié dans : Europa

Lundi 2 juillet 2007

Article du site basque Iparralde


Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, s’apprêterait à prendre un arrêté fixant les objectifs en breton, catalan, basque,... en fin de primaire des filières bilingues. Ces objectifs sont situés au niveau A2 du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues qui sert de document de base pour l’enseignement des langues en France, ce niveau est qualifié dans ce cadre de niveau intermédiaire ou de survie. On demandera aux élèves de CM2 d’être capable d’avoir « des échanges très brefs même si, en règle générale, ils ne comprendront pas assez pour poursuivre une conversation»


Le président d’UGB, Gwenole Larvol, voit mal, dans ces conditions, quel pourrait être l’avenir de l’enseignement bilingue dans le secondaire où les élèves sont censés suivre la moitié de leurs cours, notamment de mathématiques ou d’histoire géographie, dans cette langue.


Pour les enseignants de breton, nous assistons donc à l’élimination pure et simple de l’enseignement bilingue par l’Education nationale et son ministre actuel, M. Xavier Darcos. L’UGB, l’union des enseignants en breton, s’insurge contre la sape d’un travail réalisé depuis trente ans en Bretagne et qui répond aux attentes des Bretons : plus de 11000 élèves sont inscrits dans les différentes filières de l’enseignement bilingue et leur nombre croît fortement chaque année. L'UGB demande la révision de ce texte et l’adaptation des objectifs en langue bretonne en fin d’école primaire aux exigences de l’enseignement secondaire bilingue breton-français.


Qu'en est-il vraiment ? La survie de l'euskera dans le public est-elle aussi en cause ?


L'Office Public de la Langue Basque devra s'exprimer rapidement sur cette question inquiétante.


publié dans : Skoilhoù / Blocages

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