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Mercredi 28 mai 2008


Kemennadenn UGB (Unvaniezh ar Gelennerien Brezhoneg) da heul ar votadeg zo bet a-du gant amantañ ar Vonreizh ha lakaat ar yezhoù rannvro e-barzh glad Frañs

Communiqué d'UGB (Union des Enseignements de Breton) suite au vote proposant d'amender la Constitution pour mettre les langues régionales dans le patrimoine de la France.




publié dans : Skoilhoù / Blocages

Lundi 26 mai 2008

 

Comité des droits économiques sociaux et culturels des Nations Unies

La France sévèrement rappelée
au respect du droit des langues et cultures régionales

 
EBLUL-France, comité français du Bureau européen des langues moins répandues, qui est intervenu au cours de l'examen du troisième rapport périodique de la France au Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies, entre le 28 avril et le 16 mai, se félicite des observations finales et des recommandations qui ont été faites à la France par le Comité des dix-huit experts indépendants des Nations Unies.

Le Comité déplore à nouveau « l'absence de reconnaissance officielle des minorités à l'intérieur du territoire ».« le droit d'utiliser une langue minoritaire, qui ne peut être exercé qu'en commun avec les autres membres du groupe minoritaire » ne sont pas respectés en France. Selon le Comité certains droits culturels tels que

Le Comité déplore aussi que « l'absence de reconnaissance officielle des langues régionales et minoritaires a contribué au déclin constant du nombre de locuteurs de ces langues. »

Le Comité rappelle à la France que « l'égalité devant la loi et l'interdiction de discrimination ne permettent pas toujours d'assurer l'égalité et l'effectivité de la jouissance des droits de l'homme, en particulier des droits économiques, sociaux et culturels, par les personnes qui font partie de groupes minoritaires ».

Le Comité des Nations Unies appelle la France à réviser sa Constitution afin « qu'elle reconnaisse officiellement la nécessité de protéger la diversité culturelle et tous les groupes minoritaires sous la juridiction de l'État partie ».

Le Comité réitère et confirme ses demandes à la France pour qu'elle lève ses réserves sur les articles 27 du Pacte international sur les droits civils et politiques et sur l'article 30 de la Convention des droits de l'enfant (droit des personnes faisant partie de groupes minoritaires), et qu'elle ratifie la Convention cadre du Conseil de l'Europe pour la protection des minorités nationales, aussi bien que la Charte européenne pour les langues régionales ou minoritaires et le protocole n° 12 de la Convention européenne des droits de l'homme contre toutes les formes de discrimination.

Le comité demande à la France d'accroître ses  efforts pour préserver et promouvoir les langues et cultures régionales, notamment dans l'enseignement public, à la télévision et à la radio et demande la reconnaissance officielle de ces langues dans la Constitution.

EBLUL, se réjouit du premier pas important du Gouvernement et de l'Assemblée nationale de la France qui viennent de prévoir une reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. Mais il constate aussi que beaucoup d'autres étapes sont à franchir pour que la France rattrape son retard considérable par rapport aux autres pays européens et par rapport aux principes qu'elle a ratifiés dans le traité de Lisbonne notamment, avant que tous ses citoyens puissent jouir de leurs droits culturels fondamentaux, étroitement liés à leurs droits économiques et sociaux.

Extraits CESCR 2008 France

 

Neasa Ni Chinnéide, présidente du Bureau européen, EBLUL

Tangi Louarn, président d'EBLUL-France   06 60 88 97 78

Philippe Elsass, vice-président : 06 20 75 09 18

 

 


 


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Vendredi 23 mai 2008


Communiqué de Presse du Conseil Culturel de Bretagne


L’Assemblée Nationale a voté ce jour, 22 mai, un amendement à l’article 1 de la Constitution de la République.

L’article 1 dira dorénavant :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. Les langues régionales appartiennent à son patrimoine».

C’est une première victoire pour tous ceux qui travaillent en faveur de la diversité linguistique en France et dont nous sommes. Depuis des années nous demandons une reconnaissance pour nos langues. Les députés l’ont compris et nous nous en félicitons. Il faut, bien entendu, attendre que l’ensemble de la loi modifiant la Constitution soit adoptée par le Congrès.

Nous sommes cependant très heureux de l’adoption de cet amendement par les députés parce qu’il est le fruit d’un accord entre les différents groupes et les différentes sensibilités politiques. Cela prouverait, s’il en était besoin, que l’affaire de la promotion des langues de la République n’est pas une affaire partisane.

Cet amendement, cette reconnaissance, ouvre la voie à une législation qui doit permettre un véritable développement de nos langues. Il s’agira donc, une fois le texte définitivement adopté, d’une première étape très importante. Beaucoup de travail restera à faire.

De nombreux députés sont prêts à travailler dans le sens que nous souhaitons. Le Gouvernement s’est engagé à ce qu’une loi soit votée en 2009. La perspective d'une ratification de la Charte européenne des langues, s'appuyant également sur la ratification par la France du traité de Lisbonne sur l'Union européenne, se trouve aussi ouverte. Nous avons fait des propositions claires en matière de médias, d’enseignement, de vie publique. Nous serons bien entendu disponibles et vigilants pour aider à l’élaboration de la législation qui viendra compléter la reconnaissance constitutionnelle indispensable votée ce jour.



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Vendredi 23 mai 2008

Dans une chaude actualité de modification de la Constitution et de perspectives d’une loi sur les langues régionales, DIWAN PARIS monte au front.
La semaine dernière, sur la
Chaine Parlementaire, on pouvait voir un reportage sur 
Diwan Paris avec Claude Nadeau, Présidente du Comité de soutien puis un débat dans lequel Jean Picollec défendait les couleurs de la Bretagne.
Cette semaine, sur
PUBLIC SENAT, c’est Didier Berhault, secrétaire du Comité de soutien qui est allé, en compagnie de la sénatrice du Morbihan Odette Herviaux
administrer quelques piqures de rappel sur les mérites du bilinguisme et l’état du Droit des langues en France.
A visionner jusqu’à la fin de la semaine (2ème plateau après le journal)

http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=57149

Pour vous détendre allez voir aussi le reportage diffusé début mai sur la chaîne "NRJ Paris" sur le thème "La Bretagne à Paris", où Diwan Paris occupe une place prépondérante:

http://www.youtube.com/watch?v=vwANVd0wVpE

 Mobilisons nos forces pour que nos langues aient une place dans la Loi.

Comité de soutien Diwan Paris


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