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Lundi 17 mars 2008

undefinedundefinedLe Conseil Culturel de Bretagne s’est adressé aux Directeurs Diocésains de l’Enseignement Catholique  et aux Evêques de Bretagne pour leur faire part de son incompréhension et de son inquiétude au sujet de l’évolution des effectifs des classes bilingues breton-français dans l’enseignement catholique de Bretagne.

La progression moyenne annuelle des effectifs a été réduite de 40 % en 2006 et 2007 par rapport aux années 2003 à 2005. Une telle évolution n’a jamais été observée depuis la création de la première classe bilingue de l’enseignement catholique en 1991. Cette inquiétude est renforcée par le fait qu’il n’y a que quatre étudiants en formation à l’U.C.O. de Guingamp. Un si faible nombre ne permettra pas évidemment de répondre à la demande. Les parents d’élèves regroupés dans l’association DIHUN craignent la fermeture de classes bilingues et l’impossibilité d’ouvrir de nouvelles classes et de nouveaux sites.

Compte tenu de la situation de la langue bretonne l’école a un rôle essentiel dans sa transmission. La responsabilité de l’enseignement catholique est donc grande puisqu’il scolarise environ 40 % des élèves du premier et de second degrés et 35 % des élèves des filières bilingues breton-français en Bretagne. Le refus d’ouvrir de nouvelles classes ou de nouveaux sites irait à l’encontre de la volonté des Bretons (plusieurs sondages indiquent que près de 90 % de la population sont favorables à l’enseignement de la langue bretonne) ainsi que de celle du Conseil Régional de Bretagne qui, dans son plan de politique linguistique voté à l’unanimité en 2004, a décidé de développer l’enseignement de la langue bretonne et du gallo. Ce refus serait aussi en contradiction avec les conventions internationales relatives à la diversité culturelle et avec les enseignements de l’Eglise.

Il serait étonnant et incompréhensible que l’enseignement du breton connaisse de grandes difficultés dans l’enseignement catholique l’année même où le programme multilingue breton mis en place par DIHUN dans certaines écoles est qualifié de projet novateur et obtient le label européen des langues. Un recensement de la demande d’enseignement du breton précédé d’une information objective mettrait en évidence une proportion de familles intéressées beaucoup plus élevée qu’actuellement.

Le Conseil Culturel de Bretagne soutient les parents de DIHUN qui demandent le respect d’un droit culturel élémentaire. Il invite tous ceux qui partagent cette exigence à participer à la manifestation organisée par DIHUN le samedi 29 mars à 15 heures à KEMPER.

Alan LE GAL

Vice président

Chargé de l’enseignement

 


publié dans : Skoilhoù / Blocages

Lundi 17 mars 2008
bretagne-prospective-logo-1-.jpgEcrit par Jean Ollivro

La dernière assemblée générale de Produit en Bretagne a démontré une nouvelle fois, à partir d’un sondage, tout le bénéfice économique d’une Bretagne fonctionnant à cinq départements. Dans l’enquête effectuée en 2007 auprès de 803 personnes, le taux de reconnaissance du logo est à proprement parler exceptionnel en Loire-Atlantique (80 %). Cette distinction se traduit par des ventes, des emplois et du business puisque 80 % des habitants du département « achètent des produits signés Produit en Bretagne » (82 % en Morbihan, 87 % en Côtes d’Armor, 77 % en Ille-et-Vilaine et 95 % dans le Finistère).
 
Rappelons que Produit en Bretagne regroupe 200 entreprises et plus de 100 000 emplois. La diffusion en Loire-Atlantique sur un marché d’1,4 million d’habitants est essentielle. Sur plusieurs éléments, les habitants de Loire-Atlantique sont même les champions de l’implication en survalorisant dans une question ouverte la « qualité des produits » (40 % contre 23 % pour les autres départements bretons) et « le soutien à la Bretagne ou l’attachement breton » (21 % contre 12 % en moyenne). Ils survalorisent à 69 % « un achat qui n’est pas comme les autres », dépassant sur ce critère les Côtes d’Armor (55 %), le Morbihan (47 %), le Finistère (47 %) et l’Ille-et-Vilaine (38 %)…

Cette enquête tombe à point nommé pour démontrer une nouvelle fois la sensibilisation économique exceptionnelle des consommateurs aux produits bretons, ce qui représente pour nos entreprises bretonnes un marché élargi.
 
En réalité, nous entrons dans un monde d’incertitude (risque alimentaire notamment) où les appellations d’origine contrôlée deviennent essentielles, dans une société où qualité, proximité et image de marque sont associées pour un développement régional durable. Du coup, la qualité des produits bretons et le monde des entreprises entrent de plus en plus en adéquation avec les attentes de consommateurs toujours plus nombreux à vouloir consommer breton, défendre l’emploi dans leur pays, aller de l’avant pour créer des richesses.
 
Face à ce constat, on est alors pour le moins surpris de l’inertie du monde politique. Certes, Patrick Mareschal a fait beaucoup (notamment en publiant un numéro spécial du Conseil général « Loire Atlantique et Bretagne. Unies par l’histoire et le cœur ») et le Conseil régional de la Bretagne administrée a voté à l’unanimité une résolution pour demander la réunification. De même, la Breizh Touch a été l’occasion de réunir l’ensemble des forces bretonnes à Paris, ce qui est très positif et mérite d’être salué. Toutefois, depuis, que s’est-il passé ? Rien de très sérieux. Certes, une commission a entériné quelques partenariats dans le domaine touristique ou sportif (par exemple pour le Tour de France à la voile ou le Tour de Bretagne cycliste). Des ponts et l’habitude de se rencontrer ont été confirmés.
 
En revanche, rien dans le domaine… économique. Le pôle « mondial » de compétitivité maritime de la Bretagne fonctionne même sans Nantes, ce qui fait un peu sourire quand on connaît l’origine des dynamiques maritimes dans le monde, systématiquement articulées autour d’un hub (et non d’un port d’importation énergétique, comme l’est pour lors le port de Nantes au trafic très déséquilibré). Pourquoi Nantes, en partenariat avec les autres ports bretons (Brest, Lorient, Saint-Malo…) ne prendrait-elle pas la tête d’un projet commercial et maritime breton, notamment pour exporter nos produits ? Qui, sérieusement, serait contre ?
 
Aujourd’hui, le monde politique ronronne quand la planète économique avance. La réunification bretonne est timidement « demandée » dans les faits et non construite par les actes. Du coup, on a l’impression que les vitesses d’évolution entre les mondes politiques et économiques sont de plus en plus dissemblables. D’un côté, les chefs d’entreprises bretons avancent sur la construction d’un territoire économique réel pour leur permettre de se développer. Ils se bagarrent autour d’une image de marque pour créer ou maintenir des emplois, conforter leur business, tenir dans un monde de plus en plus concurrentiel. De l’autre, on reste dans les négociations et les vagues promesses, en attendant semble-t-il que le temps passe.
 
Il serait temps aujourd’hui que les politiques avancent sur ce qui a quand même été un de leurs engagements.
 
Certes, la situation institutionnelle est difficile et la « pyramide » française fait beaucoup pour contrer l’émergence de réels pouvoirs régionaux. On sait aussi que la faiblesse financière des régions françaises limite leurs capacités d’action et de négociation. Toutefois, le décalage entre le monde des entreprises et le monde politique n’en est que plus criant. D’un côté, une dynamique apparaît. Elle crée du business, de la valeur ajoutée, pour des gens qui n’ont pas le choix et veulent « vivre et travailler au pays ». Produit en Bretagne poursuit sa marche, renforce l’exemplarité de ses exigences (notamment environnementales et sociales), érige le mutualisme et la solidarité comme valeurs, utilise la langue bretonne dans le métro parisien avec un taux de reconnaissance exceptionnel (7,3/10 quand la norme est à 5,7), ce qui confirme que la langue bretonne est pour la société bretonne une « griffe », un signe essentiel de différenciation dans un monde aseptisé. De l’autre, une léthargie semble s’installer sur ce sujet et l’on ne voit rien bouger. Les politiques n’auraient-ils plus de pouvoir pour construire par des actes tangibles, voire entériner institutionnellement, une réunification qu’ils ont appelée de leur vœux, inscrite dans leur engagement, et qui est demandée de façon pacifique et patiente par environ 70 % des Bretons ?

Lundi 10 mars 2008

 dihun-copie.jpgManifestadeg / Manifestation

e Kemper

Emgav da 3e00 / Rassemblement à 15 heures
Leurgêr Tour an Arvern / Place de la Tour d'Auvergne
(A-dreñv d'al Lez-Varn – Kae an Oded)
(Derrière le Tribunal – Quai de l'Odet)

En arvar bras emañ an deskadurezh divyezhek e-kreiz Deskadurezh Katolik Breizh. Kroget eo digreskadur an niver a skoliaded. Ne fell ket d'an DDECoù digeriñ klasoù nevez. Meur a stummadur zo bet dilamet...

Deuit da lavarout d'ar pemp Renerezh-Eskopti ez eo poent echuiñ gant :

An dismegañs ouzh ar gerent a fell dezho ur c'helenn e brezhoneg evit o bugale
An diouer a gelennerion e klasoù zo peogwir int bet tud dibourvez
An dismegañs ouzh ar gelennerion vrezhoneg e skolioù zo
Nac'hañ digeriñ klasoù nevez
Drouglazhañ ar Program Liesyezh Breizh e Mor-Bihan.

PEURLAZHAÑ YEZHOÙ BREIZH
N'EO KET KEFRIDI AN DESKADUREZH KATOLIK


L'enseignement bilingue est en grave danger dans l'Enseignement Catholique de Bretagne. La régression du nombre d'élèves a commencéc, les DDEC ne veulent plus ouvrir aucune nouvelle filière. Plusieurs formations ont été supprimées...

Venez dire aux cinq Directions diocésaines et aux cinq évêques de mettre fin :

 
Au mépris des parents qui veulent un enseignement en breton pour leurs enfants

Au manque d'enseignants dans certaines classes du fait de leur imprévoyance
Au mépris des enseignants de breton dans certaines écoles
Au refus d'ouverture de toute nouvelle filière
Au massacre du Programme Multilingue Breton dans le Morbihan

L 'ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE N'A PAS POUR
MISSION DE DONNER LE COUP DE GRÂCE AUX
LANGUES BRETONNES.
Teuliad klok / dossier complet

 


Vendredi 7 mars 2008

Evit ar 5vet bloavezh bremañ e vo dalc'het ar genstrivadeg kan Liet-Lavlut e yezhoù minorezhel  Europa. E Lulea, bro Suomi e vo dalc'het hevlene d'an 18 a viz here 2008.

Ar vretoned a fellfe dezho kemer perzh a rank avat bezañ dibabet e festival Inverness e Bro Skos (21 a viz mezheven). Evit-se  e ranker enskrivañ (ha kas ur ganaouenn)  da "Nos Ur" evit ar 14 a viz meurzh.

 

Pour la 5e année se tient le  concours de chant Liet-Lavlut en langue minoritaire en Europe. Cette année, Il aura lieu le 18 octobre 2008 à Lulea en Suède.

Les bretons qui souhaitent y participer doivent d'abord être présélectionnés au festival d’Inverness en Ecosse le 21 juin. Et pour s’inscrire à Inverness, Il  faut vous inscrire et adresser une chanson  à "Nos Ur" (l’organisateur en Ecosse) pour le 14 mars.


http://www.nos-ur.eu/
http://www.liet-lavlut.eu/

Cinquième concours Liet-Lavlut


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