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Vendredi 25 janvier 2008
tavarn-ar-bobl-006.jpgDa geñver sizhunvez “Sevenadur ar vro kenaozet gant Kelc’h Keltiek Roazhon e vo aozet un “davarn ar bobl” e Roazhon d’ar Yaou 31 a viz Genver adalek 6e30 e Ty Anna Tavarn 19 plasenn Santez Anna Roazhon diwar-benn: "Bezañ un oadour yaouank er gevredigezh a-vremañ :c’hoantoù a-zisalc’hidigezh, ezhommoù harp, harzoù-diharzoù, plijadur, redioù …". Digor d’an holl re a fell dezho eskemm e brezhoneg diwar-benn an dodenn-se. Da heul an dael e vo ur sonadeg da 9 eur gant Fiskal Bazar (strollad ska, rocksteady e brezhoneg, mont e-barzh 5€).
Adkavit aergaelc'h tavarnioù ar bobl o sellout ouzh ar film amañ dindan !

Café citoyen en breton

Jeudi 31 janvier 2008, dans le cadre de la semaine "Sevenadur ar vro"- à partir de 18h30 au Ty Anna tavarn, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

« Etre jeune adulte dans la société d’aujourd’hui : envies d’indépendance, besoin de soutiens, abus, plaisirs, limites, obligations … » et concert de Fiskal Bazar à partir de 21h (entrée 5€). Retrouvez l'ambiance du café citoyen en regardant le petit film ci-dessous !


publié dans : Ar C'huzul / Le Conseil

Jeudi 17 janvier 2008
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On peut se féliciter de voir que 136 députés, soit pratiquement le quart de l'Assemblée nationale, ont soutenu les amendements de Marylise Lebranchu (90 députés) et de Marc Le Fur (46) pour faire reconnaître les langues régionales par la Constitution. Mais on ne peut que déplorer, une fois de plus, que le Gouvernement ait refusé
ces amendements. A l'en croire, à chaque modification de la Constitution depuis 1992, date d'adoption de la Charte européenne des langues, « ce n'est jamais le moment », comme l'ont souligné plusieurs députés de différentes régions

Pourtant, en toute logique et bonne foi, le traité européen de Lisbonne, se prêtait parfaitement à une reconnaissance des langues régionales, puisqu'il prévoit en son article 3 que l'Union « respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique et veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen ».

Plus grave peut-être, certains ont émis des doutes sur l'intérêt de prévoir une protection des langues régionales par la Constitution. Cette attitude tend encore à affirmer qu'il y aurait une seule langue, le français, et une culture, dignes d'être reconnues constitutionnellement, refusant par là-même la diversité de la République au mépris du  principe d'égale dignité de toutes les langues.

Il est plus que temps de tourner la page de cette arrogance là, à mettre au rebut à l'instar de celle de la doctrine coloniale.

Le Gouvernement ne peut plus traiter par le mépris les langues de millions de citoyens soutenus explicitement par le quart des députés.

Madame Rachida Dati ayant promis, au nom du Président de la République, un débat sur les langues régionales à l'Assemblée nationale à l'occasion du prochain changement constitutionnel au printemps, nous attendons donc que cette question qui touche à la fois au patrimoine culturel de l'humanité, à l'identité des personnes et aux droits de l'homme soit enfin traitée avec tout le sérieux nécessaire et que la République française qui  affirme déjà son unité, consacre aussi dans son texte  fondamental la reconnaissance de la diversité linguistique de ses territoires. Seule cette reconnaissance permettra de mettre en oeuvre des politiques pour assurer l'avenir de langues mises en danger par leur exclusion de la vie sociale.

 
Patrick Malrieu, Président du Conseil Culturel de Bretagne

Tangi Louarn, Président du comité français du Bureau européen des langues moins répandues


publié dans : Skoilhoù / Blocages

Mardi 8 janvier 2008

undefined(par Davyth Hicks. Retrouvez la version originale sur le site d'Eurolang

L'année 2008 a été proclamée année internationale des langues par l'Assemblée générale des Nations Unies. L'UNESCO a été chargée de coordonner les activités pendant l'année.  M. Koïchiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO, a déclaré: « Nous devons agir maintenant car le temps presse. Comment ? En encourageant et en développant les politiques linguistiques qui permettront à chaque communauté linguistique d’utiliser sa langue principale, ou sa langue maternelle, aussi largement et aussi souvent que possible, y compris dans le domaine de l'éducation, tout en maîtrisant également une langue nationale ou régionale et une langue internationale. En outre, en encourageant les locuteurs de langues dominantes à maîtriser une autre langue nationale ou régionale et une ou deux langues internationales. C’est seulement si le multilinguisme est accepté par tous que toutes les langues trouveront leur place dans notre monde globalisé ».

 
 

Les lecteurs d'Eurolang se rappellent sûrement qu'en mai 2007, la France, l'Etat membre qui détient le record d’Europe en ce qui concerne l’élimination de la diversité sur son propre territoire, a notablement soutenu l'importance de la diversité linguistique au moment où a été émise l'idée de faire une année internationale des langues. Jean-Marc de La Sablière, ambassadeur permanant de la France à l’ONU avait alors déclaré à l’Assemblée Générale : « Le premier instrument du génie d'un peuple est sa langue», citant ainsi Stendhal alors qu’il soumettait à l'Assemblée générale un projet de résolution sur le multilinguisme. « Le droit à l'utilisation de sa langue, à la capacité de communiquer et ainsi de comprendre et d’être compris, à la conservation d'un legs souvent datant de centaines ou milliers d’années, doit être au coeur de la mission des Nations Unies, » a-t-il insisté.

 
 

koichito.jpgM. Koïchiro Matsuura (photo ci-contre), directeur général de l'UNESCO, a publié le rapport suivant énonçant clairement l'importance fondamentale de maintenir et de développer la diversité linguistique :

 

L’Organisation est parfaitement consciente de l’importance cruciale des langues au vu d’un grand nombre de défis auxquels l’humanité devra faire face dans les prochaines décennies.

 

Les langues sont en effet essentielles pour l’identité des groupes et des individus, et pour leur coexistence pacifique. Elles constituent un facteur stratégique pour la progression vers un développement durable, et pour une articulation harmonieuse entre le global et le local.

 

Elles revêtent une importance capitale pour atteindre les six objectifs de l’éducation pour tous (EPT) ainsi que les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) sur lesquels les Nations Unies se sont accordées en 2000.

 

En tant que facteurs d’intégration sociale, les langues occupent en effet une place stratégique dans l’élimination de la pauvreté extrême et de la faim (OMD 1) ; comme supports d’alphabétisation, d’acquisition des connaissances et des compétences, elles sont essentielles pour réaliser l’enseignement primaire universel (OMD 2) ; le combat contre le VIH et le sida, le paludisme et d’autres maladies (OMD 6), pour toucher les populations concernées, doit se mener dans leurs langues ; la sauvegarde des savoirs et savoir-faire locaux et autochtones en vue d’assurer une gestion durable de l’environnement (OMD 7) est intrinsèquement liée aux langues locales et autochtones.

 

Par ailleurs, la diversité culturelle est étroitement liée à la diversité linguistique, comme le rappellent la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle et son Plan d’action (2001), la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) et la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005).

 

Or dans quelques générations, plus de 50 % des 7 000 langues parlées dans le monde risquent d’avoir disparu. Moins d’un quart d’entre elles sont aujourd’hui utilisées à l’école et dans le cyberespace, et pour la plupart seulement sporadiquement. Des milliers de langues – bien que parfaitement maîtrisées par les populations dont elles sont le moyen quotidien d’expression – sont absentes des systèmes éducatifs, des médias, de l’édition et du domaine public en général.

 
 

L’UNESCO invite donc les gouvernements, les organismes des Nations Unies, les organisations de la société civile, les institutions éducatives, les associations professionnelles et toutes les autres parties prenantes à multiplier leurs activités propres en faveur du respect, de la promotion et de la protection de toutes les langues, particulièrement les langues en danger, dans toutes les situations de la vie individuelle et collective.

 

Que ce soit par des initiatives dans le domaine de l’éducation, du cyberspace, de l’environnement lettré ; que ce soit par des projets portant sur la sauvegarde des langues en danger ou sur la promotion des langues comme outil d’intégration sociale ; que ce soit pour explorer le lien entre langues et économie, entre langues et savoirs autochtones ou entre langues et création, il est important de promouvoir partout l’idée que « les langues, ça compte !».

 

La date du 21 février 2008, neuvième édition de la Journée internationale de la langue maternelle, revêtira dans ce contexte une importance toute particulière, et constituera une échéance particulièrement propice au lancement d’initiatives pour la promotion des langues.

 

Notre objectif commun est de faire reconnaître, au niveau national, régional et international, l’importance de la diversité linguistique et du multilinguisme dans les systèmes éducatifs, administratifs et juridiques, dans les expressions culturelles ainsi que dans les médias, le cyberespace et les échanges commerciaux.

 

L’Année internationale des langues 2008 constituera une occasion unique pour avancer de manière décisive dans la réalisation de ces objectifs.

 

(Eurolang 8/1/2008)


publié dans : Europa

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