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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /2008 09:40
Publié dans : Skoilhoù / Blocages

Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /2008 12:12

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

103 Sénateurs, en première lecture, ont voté l'amendement qui intégrait les langues régionales dans la Constitution. Nous tenons à les en remercier très sincèrement.

L'Assemblée nationale vient de confirmer en deuxième lecture son premier vote en adoptant à nouveau à la quasi-unanimité, une disposition de compromis qui affirme que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ».

En reportant cet amendement dans le titre 12, alors que beaucoup auraient souhaité voir les langues régionales reconnues dans l'article 2 à côté du français, l'Assemblée nationale a toutefois pris en compte l'argument de ceux des Sénateurs qui ne voulaient pas les voir mentionnées dans la Constitution avant même le français.

Il ne fait pas de doute que le résultat du premier vote, tout autant que la position de l'Académie française ont été perçus comme des manifestations d'un archaïsme et d'un conservatisme d'un autre âge, tant par la population française elle-même que par l'opinion internationale. En témoigne le sondage CSA des 18 et 19 juin 2008 pour le premier quotidien français, Ouest-France, selon lequel 68 % de la population, en particulier les plus jeunes (81% des 18/24 ans), sont favorables à la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. En outre, contrairement à l'avis des membres de l'Académie, 70 % d'entre eux considèrent qu'il ne s'agit nullement d'une «atteinte à l'unité nationale». Unité rime avec diversité et non avec uniformité, nous le savons tous. Pour la très grande majorité de nos concitoyens d'où qu'ils soient, cela semble donc une évidence qui doit être reconnue et non réservée aux discours de circonstance.

En outre au plan international, le vote du Sénat a provoqué la consternation et parfois la dérision. Par exemple, l'une des revues scientifiques les plus lues dans le monde, le magazine en langue anglaise « Nature » a consacré un éditorial le 26 juin à «l' hypocrisie de la France » et au  « conservatisme du Sénat », compte tenu notamment des avantages intellectuels scientifiquement reconnus du plurilinguisme pour lequel les langues régionales peuvent être un remarquable premier élément.

Comment la République française qui a été à l'avant garde de deux conventions  internationales de l'UNESCO qu'elle a immédiatement ratifiées, la Convention pour la Sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) et la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005), pourrait-elle justifier son refus de reconnaître le principe même de la diversité linguistique dans son texte fondamental ?

Nos amis Québécois de l'Observatoire des langues dans le monde (nos langues appartiennent en effet aussi au patrimoine de l'Humanité et la France en a la responsabilité) de l'Université Laval affirment : « la crédibilité de la France paraîtrait plus forte, et surtout beaucoup plus cohérente, si l'État s'engageait dans une réelle reconnaissance de la diversité culturelle et linguistique sur son propre territoire. Pour le moment, sur le plan de la protection linguistique, la France fait figure de « pays attardé ». Ils concluent : «  La France a intérêt à engager des réformes institutionnelles qui, plutôt que de contrarier ces nouvelles tendances, les accompagneront, sinon elle risque de se laisser déborder »... « Pour le moment, cette position isole de plus en plus la France parmi les pays comparables ».

Votre responsabilité est donc grande aujourd'hui pour permettre à la République française d'évoluer vers une véritable reconnaissance de sa diversité culturelle et linguistique.

Comme l'ensemble des organisations qui, sur toute la France, ont soutenu une reconnaissance constitutionnelle des langues régionales, nous attendons de vous que vous répondiez à l'attente de vos concitoyens et que vous ne les déceviez pas une nouvelle fois.

Veuillez agréer, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, l'assurance de nos salutations très distinguées.

Le président du Conseil Culturel de Bretagne

Patrick Malrieu

sondage Ouest-France Juin 2008

Publié dans : Skoilhoù / Blocages

Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /2008 17:03

 

La prochaine rentrée scolaire des filières bilingues breton-français sera marquée par le plus faible nombre de création de nouveaux sites au cours des dix dernières années. Alors qu'il était ouvert à chaque rentrée une dizaine de nouveaux sites la prévision pour 2008 n'est que de quatre ou cinq sites. L'enseignement catholique n'ouvrira aucun nouveau site ce qui ne s'est jamais produit depuis la création de cette filière en 1990. L'enseignement public ouvrira deux ou trois sites et refusera l'ouverture d'autant dont celle de Guichen présentée pour la deuxième fois avec un nombre suffisant d'élèves. La progression dépendra donc principalement des sites existants mais les inquiétudes sont grandes quand nous voyons l'Education Nationale refuser de nommer un second enseignant à l'école de Merville de Lorient dans laquelle sont déjà inscrits 51 élèves. Ce refus se traduirait par l'exclusion d'élèves de la filière bilingue.

La raison souvent invoquée pour refuser les ouvertures de classes bilingues est le manque d'enseignants qualifiés. Il est inadmissible que 25 ans après l'ouverture de la première classe bilingue publique et 18 ans après l'ouverture de la première classe bilingue catholique ces deux institutions soient encore dans l'incapacité de répondre à la demande. Cette situation de pénurie organisée d'enseignants bilingues dont la formation leur incombe traduit un profond mépris pour la langue bretonne. Cette situation met aussi en évidence la fracture qui existe entre, d'une part, les institutions chargées de l'enseignement, et, d'autre part, la population qui vient à 68 % de se déclarer favorable à l'inscription des langues régionales dans la constitution et les élus dont ceux du Conseil Régional de Bretagne qui ont voté à l'unanimité un plan de politique linguistique qui ne sera pas respecté. Dans un tel contexte Diwan, 31 ans après sa création, apparaît comme le meilleur moyen de donner aux Bretons la liberté d'apprendre une de leurs langues.

Le Conseil Culturel de Bretagne demande que soit réalisé le transfert des compétences et des moyens financiers à la Région afin que les décisions relatives à l'enseignement du breton et du gallo soient prises par ceux qui veulent le promouvoir. Il lance un appel aux jeunes afin qu'ils soient plus nombreux à se tourner vers l'enseignement bilingue qui offre de plus en plus de postes et la possibilité d'exercer un métier en Bretagne.

Alan AR GAL
Vice-Président
Chargé de l'enseignement



 

 


Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /2008 11:28
Frammet eo bet pevare film klasad CE2-CM1-CM2 skol divyezhek Douarnenez anvet Gennvelanerc'h.
Kit da welet anezhañ war Dailymotion: http://www.dailymotion.com/video/x5yqad_gwennvelanerch-ar-film-wmv_creation
Evel just eo bet izelaet kalite ar skeudennoù 'blam d'al lec'hienn met ma 'peus c'hoant da gaout ar film en ur c'halite uheloc'h kasit un DVD din. Ar re CE2 o deus c'hoariet ar film, ar re CM o deus aozet ha filmet hag ar mestr-skol en deus frammet.

Le montage du quatrième film des CE2-CM1-CM2 de l'école bilingue de Douarnenez vient de s'achever. Vous pouvez voir le film sur Dailymotion: http://www.dailymotion.com/video/x5yqad_gwennvelanerch-ar-film-wmv_creation La qualité des images a été diminuée à cause de l'hébergement, si vous voulez voir le film en qualité optimale envoyez moi un DVD. Les CE2 sont acteurs, les CM ont réalisé et filmé et l'instituteur a monté.

Gwenole Larvol : gwenole.larvol@orange.fr
Publié dans : Kleweled / Audiovisuel

Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /2008 14:22
"Le 12 juin 2008, l'Académie française a fait une déclaration contre l'admission des langues régionales dans la Constitution...()"
Courrier d'Eblul-France à Mesdames et Messieurs les Membres de l'Académie Française


Publié dans : Skoilhoù / Blocages

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