
Communiqué d'UGB (Union des Enseignements de Breton) suite au vote proposant d'amender la Constitution pour mettre les langues régionales dans le patrimoine de la France.
Keleier Sevenadurel Breizh
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Comité des droits économiques sociaux et culturels des Nations Unies
La France sévèrement rappelée
au respect du droit des langues et cultures régionales
EBLUL-France, comité français du Bureau européen des langues moins répandues, qui est intervenu au cours de l'examen du troisième rapport périodique de la France au Comité des droits économiques,
sociaux et culturels des Nations Unies, entre le 28 avril et le 16 mai, se félicite des observations finales et des recommandations qui ont été faites à la France par le Comité des dix-huit
experts indépendants des Nations Unies.
Le Comité déplore à nouveau « l'absence de reconnaissance officielle des minorités à l'intérieur du territoire ».« le droit d'utiliser une langue minoritaire, qui ne peut être exercé qu'en commun avec les autres membres du groupe minoritaire » ne sont pas respectés en France. Selon le Comité certains droits culturels tels que
Le Comité déplore aussi que « l'absence de reconnaissance officielle des langues régionales et minoritaires a contribué au déclin constant du nombre de locuteurs de ces langues. »
Le Comité rappelle à la France que « l'égalité devant la loi et l'interdiction de discrimination ne permettent pas toujours d'assurer l'égalité et l'effectivité de la jouissance des droits de l'homme, en particulier des droits économiques, sociaux et culturels, par les personnes qui font partie de groupes minoritaires ».
Le Comité des Nations Unies appelle la France à réviser sa Constitution afin « qu'elle reconnaisse officiellement la nécessité de protéger la diversité culturelle et tous les groupes minoritaires sous la juridiction de l'État partie ».
Le Comité réitère et confirme ses demandes à la France pour qu'elle lève ses réserves sur les articles 27 du Pacte international sur les droits civils et politiques et sur l'article 30 de la Convention des droits de l'enfant (droit des personnes faisant partie de groupes minoritaires), et qu'elle ratifie la Convention cadre du Conseil de l'Europe pour la protection des minorités nationales, aussi bien que la Charte européenne pour les langues régionales ou minoritaires et le protocole n° 12 de la Convention européenne des droits de l'homme contre toutes les formes de discrimination.
Le comité demande à la France d'accroître ses efforts pour préserver et promouvoir les langues et cultures régionales, notamment dans l'enseignement public, à la télévision et à la radio et demande la reconnaissance officielle de ces langues dans la Constitution.
EBLUL, se réjouit du premier pas important du Gouvernement et de l'Assemblée nationale de la France qui viennent de prévoir une reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. Mais il constate aussi que beaucoup d'autres étapes sont à franchir pour que la France rattrape son retard considérable par rapport aux autres pays européens et par rapport aux principes qu'elle a ratifiés dans le traité de Lisbonne notamment, avant que tous ses citoyens puissent jouir de leurs droits culturels fondamentaux, étroitement liés à leurs droits économiques et sociaux.
Neasa Ni Chinnéide, présidente du Bureau européen, EBLUL
Tangi Louarn, président d'EBLUL-France 06 60 88 97 78
Philippe Elsass, vice-président : 06 20 75 09 18

Communiqué de Presse du Conseil Culturel de Bretagne
L’Assemblée Nationale a voté ce jour, 22 mai, un amendement à l’article 1 de la Constitution de la République.
L’article 1 dira dorénavant :
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. Les langues régionales appartiennent à son patrimoine».
C’est une première victoire pour tous ceux qui travaillent en faveur de la diversité linguistique en France et dont nous sommes. Depuis des années nous demandons une reconnaissance pour nos langues. Les députés l’ont compris et nous nous en félicitons. Il faut, bien entendu, attendre que l’ensemble de la loi modifiant la Constitution soit adoptée par le Congrès.
Nous sommes cependant très heureux de l’adoption de cet amendement par les députés parce qu’il est le fruit d’un accord entre les différents groupes et les différentes sensibilités politiques. Cela prouverait, s’il en était besoin, que l’affaire de la promotion des langues de la République n’est pas une affaire partisane.
Cet amendement, cette reconnaissance, ouvre la voie à une législation qui doit permettre un véritable développement de nos langues. Il s’agira donc, une fois le texte définitivement adopté, d’une première étape très importante. Beaucoup de travail restera à faire.
De nombreux députés sont prêts à travailler dans le sens que nous souhaitons. Le Gouvernement s’est engagé à ce qu’une loi soit votée en 2009. La perspective d'une ratification de la Charte européenne des langues, s'appuyant également sur la ratification par la France du traité de Lisbonne sur l'Union européenne, se trouve aussi ouverte. Nous avons fait des propositions claires en matière de médias, d’enseignement, de vie publique. Nous serons bien entendu disponibles et vigilants pour aider à l’élaboration de la législation qui viendra compléter la reconnaissance constitutionnelle indispensable votée ce jour.
Dans une chaude actualité de
modification de la Constitution et de perspectives d’une loi sur les langues régionales, DIWAN
PARIS monte au front.
La semaine dernière, sur la Chaine Parlementaire, on pouvait voir un reportage sur Diwan Paris
avec Claude Nadeau,
Présidente du Comité de soutien puis un débat dans lequel Jean Picollec défendait les couleurs
de la Bretagne.
Cette semaine, sur PUBLIC SENAT, c’est Didier Berhault, secrétaire du Comité de soutien qui est allé, en compagnie de la sénatrice du Morbihan Odette Herviaux administrer quelques piqures de rappel sur les mérites du bilinguisme et l’état du Droit des
langues en France.
A visionner jusqu’à la fin de la semaine (2ème plateau après le journal)
http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=57149
Pour vous détendre allez voir aussi le reportage diffusé début mai sur la chaîne "NRJ Paris" sur le thème "La Bretagne à Paris", où Diwan Paris occupe une place prépondérante:
http://www.youtube.com/watch?v=vwANVd0wVpE
Mobilisons nos forces pour que nos langues aient une place dans la Loi.
Comité de soutien Diwan Paris
Synthèse des interventions faites auprès du Comité des droits économiques sociaux et culturels des Nations
Unies à Genève entre le 28 avril et le 2 mai 2008.Nous vous prions de trouver ci-joint une synthèse des interventions faites auprès du Comité des droits économiques sociaux et culturels des Nations Unies à Genève entre le 28 avril et le 2 mai 2008 lors de l'examen du 3eme rapport périodique de la France.
L'examen de ce rapport intervient fortuitement au moment où le Gouvernement a initié un débat sur les langues régionales autochtones de la République. Et nous ne pouvons que souligner, à part quelques rares exceptions, la très grande qualité et le haut niveau de ce débat au Parlement, qui pose réellement la question au niveau des enjeux d'une société respectueuse de l'homme et soucieuse de son propre avenir.
Nous avons célébré ce 21 mai dernier, la Journée Mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement, instituée par l'UNESCO. Il serait grave, et pour le moins contradictoire, qu'au même moment la France n'adapte pas sa Constitution en y introduisant la reconnaissance d'un élément essentiel de la diversité culturelle qui est sa propre diversité linguistique constitutive. Les belles paroles et les envolées célébrant sa diversité n'ont aucun sens et ne sont qu'hypocrisie et mensonge si elles ne sont pas affirmées dans nos textes fondamentaux avant d'être traduites dans des mesures concrètes. Elles ne pourraient d'ailleurs avoir aucune réelle portée concrète.
Le français n'est nullement en danger par ces mesures, bien au contraire. L'expérience, les tests et les différentes études montrent que les jeunes qui aujourd'hui maîtrisent une langue régionale maîtrisent également mieux le français et qu'ils développent des compétences supérieures tant dans l'accès au multilinguisme que pour tous les autres apprentissages et cela indépendamment de leur milieu social. C'est cette diversité linguistique qui est aujourd'hui en danger en France, alors que nos pays européens voisins ont de longue date reconnu leur propre diversité. Cette reconnaissance est source de dynamisme et de bien-être qui font tant défaut à une société française en proie à bien des doutes et interrogations. Il serait criminel de priver la population française des atouts de son avenir au motif d'on ne sait trop quel fantasme.
Ainsi, il apparaît tout à fait incohérent de s'appuyer sur la Charte européenne des langues, pour justifier le refus de reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. Tout au contraire, le refus - justifié ou non - de voir une quelconque instance européenne intervenir dans la politique française, devrait conduire le Gouvernement à proposer de lui-même cette reconnaissance dans notre Constitution. Mais, à défaut, vous, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, vous pouvez le faire.
Au demeurant, l'insertion de la France dans le progrès de l'Europe et du monde devrait aller de soi. La présentation qui est faite de cette Charte par certains est totalement erronée. Elle est d'abord un instrument de dialogue entre la société civile et les institutions, puisqu'elle doit être adaptée en fonction de la situation de chaque langue. La préservation des langues ne se décrète pas hors d'une volonté de la population et de ses responsables politiques élus.D'où les multiples expressions "selon la situation de chacune de ces langues", "si le nombre de locuteurs le justifie" etc. Et dans tous les articles, l'obligation de la langue officielle de l'Etat est rappelée en permanence.
D'ailleurs, pour tenir compte de cette diversité, il est aussi prévu deux niveaux de reconnaissance :
Ø les langues qui relèvent de la partie II qui représente une reconnaissance de principe sans précision de mesures, mais dans un souci de promotion,
Ø des langues qui pourraient entrer dans la partie III et auxquelles s'appliqueraient tout ou partie des 39 dispositions signées par la France à Budapest le 7 mai 1999.
Les élu(e)s que vous êtes méritent plus de respect que l'absurde agitation de la traduction de la plupart des textes passés et à venir de la législation française dans 79 langues, ce qui est totalement contraire à la lettre et à l'esprit du texte. Avec un petit clin d'oeil, on rappellera que la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen, a déjà été traduite dans plusieurs de nos langues régionales dès 1789 et que la traduction de la Déclaration universelle des droits de l'homme est déjà présente dans nos langues sur le site des Nations Unies. Le respect pour nos langues et pour nous-mêmes, mérite que la question soit examinée avec sérieux. Sinon, il eut mieux valu s'abstenir de proposer ce débat.
Et, en fin de compte, comment comprendre que la France ait ratifié le traité de Lisbonne, qui, dans ses principes, comporte des dispositions qui vont au-delà des principes de la Charte européenne des langues, et qu'elle bloque sur cette dernière ? Est-ce la reconnaissance concrète qui fait peur alors que le Conseil constitutionnel a affirmé que les 39 dispositions concrètes retenues par la France lors de la signature de la Charte étaient compatibles avec la Constitution ?
Comptant sur vous pour sortir de ces incohérences, dont les conséquences
sont graves, et moderniser nos institutions dans le sens d'une société plus libre et plus respectueuse d'elle-même et des droits humains culturels fondamentaux étroitement liés
aux enjeux économiques et sociaux et au développement durable, une société qui participe à un monde plus juste et équilibré, veuillez agréer, Madame la Sénatrice, Monsieur le
Sénateur, l'assurance de notre plus haute considération.
Tangi Louarn, Président d'EBLUL-France
Ar brezhoneg eo yezh KEAV. Abalamour da se emañ lodenn vrasañ al lec'hienn e brezhoneg.
Le pôle langue bretonne Skol an emsav organise tout au long de l'année des sessions de formation en langue bretonne. Ces stages sont ouverts à tout public adulte du niveau débutant complet à brittophone confirmé (35 heures de cours réparties du lundi au vendredi 9h/17h30) Ces formations ont pour support la méthode « Oulpan », méthode ludique, axée sur l'oral, et spécialement conçue pour l'enseignement aux adultes.
Il existe d'autres organismes sur les 5 départements bretons; 20 structures en tout organisent des stages de breton pour adulte, il en existe surement une près de chez vous ! : renseignez-vous auprès de DAO (Deskiñ d'an Oadourien)